Montessori avec les Montessouricettes, pour les parents et les pros

336. Comment éveiller ses enfants à l'écologie

Anne-Laure Schneider Episode 336

Use Left/Right to seek, Home/End to jump to start or end. Hold shift to jump forward or backward.

0:00 | 38:23

Les dernières canicules nous le prouvent, s’il en était encore besoin : nous ne pouvons plus faire comme si de rien n’était et ignorer l’environnement. Le meilleur moment pour agir en faveur de l’écologie était il y a 50 ans, le deuxième meilleur moment, c’est aujourd’hui. Il est donc parfaitement naturel de vouloir éveiller nos enfants à l’écologie.

Mais trop d’enfants et d’adolescents développent une forme d’éco-anxiété qui les paralyse et les déprime. Comment s’y prendre, donc, pour encourager nos enfants à prendre soin de la nature, sans basculer dans un catastrophisme qui ne serait pas de leur âge ?

La pédagogie Montessori a de nombreuses réponses à apporter…

Car chez Maria Montessori, l'écologie n'est pas d'abord une liste de "gestes verts" ni un discours anxiogène sur la catastrophe climatique : elle est une conséquence naturelle de l'éducation cosmique. L'enfant protège ce qu'il connaît, comprend et aime.

Voyons donc comment nous pouvons l’aider à développer ce lien précieux avec la nature…

---

Podcasts évoqués pendant l'épisode :

Épisode 173 : Oubliez vos nomenclatures Montessori ! 3 activités pour découvrir la nature avec vos enfants

Épisode 21 : Pédagogie Montessori pour les 6-12 ans : l’éducation cosmique

Épisode 68 : Jardiner avec ses enfants dans l’esprit Montessori

Épisode 95 : 3 façons de reconnaître les plantes, les champignons et les insectes

Épisode 151 : Pédagogie Montessori et pédagogie scoute

---

Le site des Montessouricettes

Lien pour me laisser un petit message audio avec votre question ou votre suggestion de thème (j’inclurai votre message dans un prochain épisode !)

Notre communauté gratuite

Formation Aménager sa maison Montessori

Catalogue des formations des Montessouricettes

Accompagnement à la Parentalité et à l’IEF Montessori

Vous pouvez nous envoyer vos retours, suggestions et commentaires ici :

Pour vous inscrire à la prochaine session d'atelier de Discipline Positive cliquez ici. 

Vous pouvez nous envoyer vos retours, suggestions et commentaires ici :

Présentation Et Défi Écologique

SPEAKER_00

Bienvenue sur le podcast des Montessori 7, Montessori à la maison. Je suis Anne-Laure Schneider, formatrice Montessori et maman de 5 enfants instruits en famille. Ma mission, c'est d'aider les parents, les assistantes maternelles, bref, tous ceux que dans notre communauté nous appelons des souris 7, à mettre en pratique la philosophie Montessori chez eux, avec leurs enfants ou les enfants qu'ils gardent. Dans ce podcast, nous parlerons donc de pédagogie Montessori, mais aussi de discipline positive, d'instruction en famille, ce que l'on appelle aussi l'école à la maison, de co-schooling et de bien d'autres choses. Les dernières canicules nous le prouvent, malheureusement, s'il en était encore besoin. Nous ne pouvons plus faire comme si de rien n'était et ignorer l'environnement. Le meilleur moment pour agir en fonction de l'écologie, c'était il y a 50 ans. Le deuxième meilleur moment, c'est aujourd'hui. Il est donc parfaitement naturel de vouloir éveiller nos enfants à l'écologie. Le problème, c'est que trop d'enfants et d'adolescents souffrent aujourd'hui d'une forme d'éco-anxiété qui les paralyse et les déprime. La question, c'est donc comment s'y prendre pour encourager nos enfants à prendre soin de la nature sans pour autant basculer dans un catastrophisme qui ne serait pas de leur âge. Et c'est que la pédagogie Montessori a de nombreuses réponses à nous apporter. Car chez Maria Montessori, l'écologie, ça n'est pas d'abord une liste d'instructions, de gestes verts à respecter, encore moins un discours anxiogène sur cette catastrophe climatique à venir. C'est avant tout une conséquence naturelle de l'éducation cosmique que l'on développe en particulier entre 6 et 12 ans. L'enfant protège tout simplement ce qu'il connaît, ce qu'il comprend et ce qu'il aime. Alors voyons un petit peu comment nous pouvons aider cet enfant à développer ce lien précieux avec la nature qui va le conduire à vouloir la protéger. Et pour ça, j'ai sept éléments à vous partager. Je sais, ça fait toujours un peu beaucoup. Mais j'ai beaucoup d'idées et je tiens à vous en partager un maximum. Le premier point, et s'il n'y en a qu'un à retenir, c'est celui ici, c'est de passer tout simplement beaucoup de temps dans la nature. Idéalement dans la nature sauvage plutôt que dans le jardin. Et d'encourager l'observation et l'émerveillement chez nos enfants. Un point très marquant dans les recherches en psychologie de l'environnement, c'est que le meilleur prédicteur d'un engagement écologique à l'âge adulte, c'est le fait d'avoir eu de nombreuses expériences positives dans la nature pendant l'enfance. Cela a beaucoup plus d'influence que d'avoir reçu des infos sur

UNKNOWN

? ? ? ? ? ? ! ! ? ? ? ?

Sept Clés Montessori Anti Anxiété

SPEAKER_00

l'environnement ou d'avoir suivi des programmes scolaires sur les problèmes environnementaux. Donc, autant se concentrer sur cet aspect, de passer

Nature Sauvage Et Émerveillement

SPEAKER_00

un maximum de temps dans la nature et d'avoir des expériences positives associées à la nature pendant l'enfance. Je vous renvoie à ce sujet vers une étude passionnante de 2006 qui s'appelle Nature and the Life Course Pathways from Childhood Nature Experiences to Adult Environmentalism. Je vous la résume. Les auteurs ont interrogé pratiquement près de 2000 adultes, entre 18 et 90 ans, sur leurs expériences de nature durant leur enfance, leurs attitudes écologiques à l'âge adulte, c'est-à-dire en quelque sorte leur conviction écologique, leur croyance, leur pensée au sujet de l'environnement, et sur leur comportement écologique, donc cette fois-ci les actions qu'ils posent en faveur de l'environnement. Les résultats sont absolument fascinants. Tout d'abord, les expériences de nature sauvage, donc jouer dans les bois, faire de la randonnée, camper, pêcher, etc. Ces expériences de nature sauvage étaient associées positivement aux attitudes écologiques et aux comportements écologiques à l'âge adulte. et les expériences de nature dites « domestiquées », c'est-à-dire dans un jardin, planter, cueillir des fleurs, s'occuper des plantes, etc. C'était également lié à des attitudes écologiques positives, mais le lien avec les comportements était un peu plus faible. Donc, l'idéal, c'est de passer du temps dans la nature sauvage, par exemple, en campant, en randonnant. Il peut s'agir d'observer des insectes pendant une heure, de regarder pousser une plante, d'écouter les oiseaux, d'admirer un ciel étoilé, de suivre un ruisseau ou de jouer dans une rivière. Et pour tout ça, je ne peux que vous recommander le scoutisme qui est une formidable école de la nature. Et je vais probablement faire un épisode dans les semaines à venir justement sur le scoutisme et et de et comment inscrire son enfant dans le scoutisme. Mais j'ai déjà fait un épisode sur la pédagogie scout et la pédagogie Montessori. Donc, dans ce temps passé dans la nature sauvage, le point important à retenir, c'est que l'objectif n'est pas d'enseigner, mais de contempler. On n'est pas forcément pour transmettre des informations, simplement pour vivre dans la nature. En retenant bien cet adage, on ne protège véritablement que ce que l'on aime. Et si vous avez besoin d'être encore davantage convaincu, je vous renvoie à l'exemple d'Albert Ier de Monaco. Vous allez me dire, c'est un peu étonnant. Non, je ne fais pas du people. Albert Ier de Monaco, c'est celui qu'on appelle le père de l'océanographie, qui est une discipline assez récente. Et on peut retracer son intérêt pour la nature jusqu'à son enfance, qu'il a passé dans le château de Marchais en Picardie. Et pendant toute son enfance, il a essentiellement vécu dehors, dans l'immense parc de ce château. Et donc, il a vécu énormément d'expériences dans une nature assez sauvage, parce que là, on ne parle pas d'un petit jardin autour de la maison, on parle vraiment d'un parc. Et donc, au fur et à mesure, après avoir développé toutes ces expériences positives avec la nature, il a décidé d'embarquer avec des marins à Monaco. Il est devenu officier de marine et c'est ainsi que, petit à petit, il est devenu le père de l'océanographie. Il a même un bâtiment à l'Institut de scénographie qui porte son nom, qui est dans le 5e arrondissement de Paris. J'ai passé quelques temps pendant mes études à passer régulièrement devant. Et donc, vous voyez que petits ou grands, humbles ou... ou prince de Monaco, les expériences que l'on fait pendant l'enfance sont décisives pour les actes que l'on pose à l'âge adulte. C'est le premier grand élément. Passer du temps dans la nature, c'est très bien, mais dans l'éducation cosmique, on cherche quand même à poser un cadre, à expliquer à l'enfant d'où viennent les choses. Et c'est que intervient notre deuxième élément, faire découvrir les grands récits Montessori, qui sont donc la base de l'éducation cosmique. Je vous renvoie à ce sujet d'ailleurs vers mon épisode sur la pédagogie Montessori pour les 6-12 ans, plus particulièrement sur l'éducation cosmique. Les trois premiers grands récits en particulier vont nous intéresser. Le premier concerne l'apparition de l'univers et la formation de la Terre. Le deuxième, l'apparition de la vie et l'évolution des espèces. Le troisième, c'est l'arrivée de l'homme sur la Terre. Ces trois grands récits vont

Grands Récits Et Gratitude

SPEAKER_00

nous aider à poser le cadre, les fondations, de ce qu'est la nature, comment s'est-elle développée, pourquoi on en est aujourd'hui. L'intérêt, c'est que ça va développer chez l'enfant à la fois un profond sentiment d'appartenance. J'appartiens à cet univers, j'appartiens à cette planète Terre, j'appartiens à cette nature foisonnante, j'appartiens à ces espèces animales et je suis un homme parmi tous ces hommes qui ont évolué depuis tant d'années. Donc ça développe d'un côté ce sentiment d'appartenance et de l'autre, un profond sentiment d'humilité. Et je vous rappelle à ce sujet l'une des activités Montessori parmi les plus frappantes, qui est celle du ruban noir. Le ruban noir, c'est un ruban qui, dans la première expérience de Maria Montessori avec ce matériel, faisait 300 mètres de long et qui servait à Maria Montessori à illustrer la longueur de l'existence de la Terre, de l'existence de la nature avant l'apparition de l'homme. C'est-à-dire que ce ruban noir de 300 mètres, il retrace toute l'existence de la Terre. Et à l'époque Maria Montessori crée ce matériel, elle fait appel à deux assistantes qui sont à vélo et qui déroulent ce grand ruban noir de 300 mètres. Et puis, à l'arrivée, au bout, sur quelques centimètres, il y a une bande rouge. Et là, elle explique aux enfants... que cette bande rouge, c'est le temps les êtres humains ont été présents sur la Terre. Et elle leur fait observer tout ce qu'il y a derrière eux, les 300 mètres noirs d'histoire de la Terre avant les hommes. Donc nous sommes tout petits devant la nature, et ça les grands récits nous le font bien comprendre, avec des nombres qui sont hallucinants, des grandeurs, des durées qui sont gigantesques. Et ces récits nous transmettent bien l'idée que la nature nous a très largement précédés et qu'elle est immensément plus grande que nous. Et à travers ces grands récits, l'invitation, c'est évidemment de cultiver la gratitude. Déjà, la perspective, le sentiment d'appartenance, l'humilité et, de tout cela, la gratitude. Dans l'éducation cosmique, la gratitude occupe vraiment une place essentielle. On peut être reconnaissant. Alors, si vous êtes croyant, vous pouvez être reconnaissant envers Dieu d'avoir créé la nature si vous croyez en un Dieu créateur. Peut-être que vous n'êtes pas croyant mais que vous avez ce sentiment de gratitude envers les éléments de la nature. Vous pouvez être reconnaissant envers la pluie qui tombe et qui nourrit le sol. Vous pouvez être reconnaissant envers les arbres qui nous apportent leur ombre et leur fraîcheur. On peut être reconnaissant envers les animaux qui nous nourrissent ou qui alimentent un cycle de la vie autour de nous. On peut être reconnaissant envers les agriculteurs, envers les générations qui nous ont précédés. Bref, toute cette gratitude aide l'enfant La gratitude engendre le désir de rendre en retour. Troisième élément qui est un petit peu associé à tout cela, il s'agit de montrer les interdépendances. Ça, c'est un point crucial dans l'éducation cosmique, c'est que tout est interdépendant. On n'existe pas isolément dans la nature, ça n'est pas possible. Alors, vous pouvez partir de n'importe quoi qui vous environne, n'importe quel élément naturel, et vous allez pouvoir construire tout un réseau d'interdépendance autour. Prenons un exemple très simple, une pomme. Peut-être que vous avez une pomme là, sur le plan de travail, de votre cuisine. Cette pomme, elle implique le soleil qui l'a fait mûrir. Elle implique les nuages qui l'ont peut-être protégé d'un excès de soleil. Elle implique l'eau, évidemment, qui a nourri le pommier et qui a permis que ce

Interdépendances À Partir D’Une Pomme

SPEAKER_00

fruit se forme. Elle implique les vers de terre qui ont aéré le sol et qui ont permis une terre meuble dans laquelle les racines du pommier ont pu se développer. Et puis, si cette pomme, elle tombe, ce sont ces mêmes vers qui vont la manger et la déposer en terre. Elle implique les champignons aussi, les champignons qui ont permis aux pommiers de se développer puisqu'il y a ce qu'on appelle des rhizomes dans le sol qui permettent aux arbres de communiquer les uns avec les autres. Les champignons qui, encore, vont aider à décomposer la pomme si jamais elle tombe sur le sol et qu'on la laisse là. Elle implique les abeilles aussi. Sans abeilles, pas de pollinisation et donc la pomme n'aurait jamais pu se former. Elle implique aussi par exemple les chevreuils qui vont la grignoter ou le fermier qui va la cueillir et la manger. Elle implique des bactéries, tout un système bactérien sur la pomme. Elle implique le vent qui va peut-être la faire tomber. Elle implique des générations d'agriculteurs qui ont sélectionné spécifiquement cette variété. Vous voyez qu'à travers le temps, l'espace, la nature, cette pomme, elle n'existe pas de façon isolée. Jamais elle n'aurait pu se développer de façon sont isolées. elle est dépendante de tous ces éléments. Et on parle d'interdépendance parce que la pomme, à son tour, va nourrir la terre et permettre le développement d'autres plantes ou va nous nourrir, nous, dans notre corps. Mais nous allons aussi produire des déchets et puis cette pomme, elle va être décomposée par les bactéries dans notre corps, etc. Vous voyez que cette pomme reçoit l'influence d'autres éléments et exerce une influence sur beaucoup de ces éléments aussi. Tout est relation. Dans l'éducation cosmique, Maria Montessori insiste énormément sur cette idée. Alors, comment mettre en évidence ces interdépendances Déjà, simplement, en les explicitant comme je viens de le faire. En choisissant un élément et en se posant des questions. D'où vient-il Comment a-t-il émergé Quels sont les liens qu'il entretient avec son environnement Et puis, on peut travailler sur des cycles de la vie. On peut travailler sur des chaînes alimentaires. On peut travailler sur des schémas des interdépendances. Bref, c'est toujours très intéressant avec ces des enfants qui sont un peu plus grands, entre 6 et 12 ans. Entre 0 et 6 ans, on va se contenter de passer beaucoup de temps dans la nature, tout simplement, mais au-delà de 6 ans, on va faire intervenir cet esprit rationnel qui émerge et de leur faire faire un maximum de schémas et leur faire prendre conscience de la richesse de ces interdépendances. Quatrième élément qui est lié, vous allez le voir, à ces interdépendances, c'est de valoriser le rôle de chaque être vivant, même les plus humbles. L'une des idées dans l'éducation cosmique est celle de la mission cosmique. Alors cosmique, ça vous paraît peut-être bizarre comme terme. On n'est pas dans quelque chose de New Age, etc. Le terme cosmique est relatif à l'ordre de l'univers. Donc dans l'ordre de l'univers, chaque être vivant a une mission. Et chaque espèce en particulier a une mission. Par exemple, les abeilles pollinisent. Les vers fabriquent le sol et l'air. Les champignons recyclent. Les arbres produisent de l'oxygène. Les bactéries décomposent la matière, etc. Et là, je voudrais vous inviter à faire très attention à la façon dont on déconsidère parfois certaines plantes ou certains animaux. Beaucoup d'enfants apprennent très vite à être dégoûtés par des araignées, par exemple. Les araignées, elles sont méchantes, elles sont dangereuses. Les orties, ça pique. Les mauvaises herbes, elles sont inutiles, il faut les arracher. Alors que si au final, on découvre la mission de chacune de ces espèces, par exemple que les araignées, elles mangent des moustiques. Ça, ça me plaire à vos enfants de savoir. Elles attrapent les mouches qui nous embêtent. pendant l'été. Peut-être qu'ils peuvent découvrir que les orties sont absolument délicieuses en soupe. Ou encore que beaucoup d'herbes qu'ils appellent mauvaises herbes se mangent ou ont des propriétés médicinales très intéressantes. Et puis dans le pire des cas, ces mauvaises herbes elles assurent ce qu'on appelle un couvert vert, c'est-à-dire que le sol ne va pas se dessécher, il va être protégé d'un excès d'évaporation de l'eau grâce à ces plantes. Même les animaux ou même les plantes que l'on trouve peu attirants ont une fonction. Maria Montessori avait cette très très belle expression pour tout ce qui décompose. Donc par exemple, les bactéries, les champignons, mais aussi les vers de terre, les... Les vautours, par exemple, tous les fossoyeurs, elle les appelait les balayeurs de la nature. Parce qu'effectivement, c'est assez fascinant. Si vous avez l'occasion d'avoir près de chez vous un cadavre d'animal, près de chez nous, nous avons eu ces dernières années un cadavre de...

Mission Cosmique Et Respect Du Vivant

SPEAKER_00

de chevreuil, je crois, ou de jeune biche, je ne sais plus. Et un cadavre de blaireau. Nous avons pu voir comment, en quelques jours seulement, ces cadavres étaient nettoyés. Vraiment nettoyés. Chaque animal, bactérie, etc. avait son rôle à jouer jusqu'aux os qui ont été probablement emportés par de gros animaux. On ne sait pas lesquels. C'est absolument fascinant à observer. Et vous voyez combien ce rôle est utile Parce que si tous les animaux qui mouraient restaient sur le sol... Imaginez, après des siècles et des siècles, à quoi ressemblerait le sol Ce serait quand même un cauchemar. Donc ces balayeurs de la nature, ils ont une fonction très utile. Alors je vais être honnête, ça n'est pas toujours facile. Moi-même, je suis assez dégoûtée par tout ce qui est limaces, vers de terre, etc. Escargots aussi. Même plus que par les araignées. Ou même les serpents. Tout ce qui bave a tendance à me dégoûter. Mais j'essaie de ne pas le montrer à mes enfants. Alors je ne sais pas si je suis très convaincante, mais lorsqu'on sort une poignée de terre et qu'il y ait des petits vers qui se baladent dedans. Au lieu de prendre un air totalement dégoûté, ce qui serait mon premier réflexe, j'essaie de dire « Waouh, la terre doit être incroyablement riche ici, regarde tous ces vers » Alors j'espère que mon enthousiasme est crédible. En tout cas, eux-mêmes ne sont pas dégoûtés de tout ce qui est vers, limaces, etc. Donc, peut-être que j'y arrive. J'avoue n'être pas totalement convaincue du rôle des moustiques. Même si on me dit qu'ils sont source de nourriture pour des oiseaux, par exemple, ou des araignées ou autres. Même si on me dit qu'ils servent aussi de pollinisateurs comme les abeilles, les mouches, etc. Je reste un peu sceptique, mais bon, c'est très personnel. Et je suis aussi dubitative concernant le rôle des tiques dans la nature, même si apparemment elles aideraient à contrôler la démographie des animaux sauvages en affaiblissant les grands animaux. J'ai lu qu'une antilope pouvait avoir je crois 5 000 à 30 000 tiques sur elle, et donc qu'elle passe beaucoup de temps à se nettoyer. Ce qui fait qu'elle grossit moins, elle passe moins de temps à manger, elle court moins vite et que donc les prédateurs peuvent davantage les attraper et par conséquent réguler leur population. Alors que si ça n'était pas le cas, elle se mettrait à dévorer davantage toute la savane, la nature qui les entoure. En tout cas Tout ce qu'on peut faire comme premier pas dans cette direction pour valoriser le rôle de chaque être vivant, c'est quelque chose de positif. Et on va essayer de développer chez nos enfants le respect envers l'espèce par défaut, plutôt que... L'utilitarisme, à quoi ça sert là, tout de suite, maintenant Même si on ne sait pas à quoi ça sert, si une espèce est là, elle sert probablement à quelque chose. Parce que ce que l'on observe, c'est que lorsqu'on retire une espèce à un milieu, même si ça nous semble être une espèce dangereuse, comme le loup, on s'aperçoit que cette espèce jouait un rôle important et on observe des conséquences en général très graves sur l'écosystème. Alors, ça fait déjà beaucoup de choses. Je vous récapitule les quatre premiers éléments sur lesquels je vous Je voulais insister. Premièrement, faire passer un maximum de temps dans la nature autant que possible, sauvage, pour observer et contempler. Deuxièmement, faire découvrir les grands récits pour poser un cadre à cette nature et comprendre d'où elle vient. Troisièmement, montrer les interdépendances entre tout, en fait entre tout ce qui nous entoure. Quatrième élément, valoriser le rôle de chaque être vivant. Le cinquième élément va consister, si vous avez un jardin ou si vous avez au moins une jardinière, à essayer de faire jardiner et prendre soin du vivant. pour vos enfants, en les aidant à prendre des responsabilités réelles. L'idée est de leur faire expérimenter plutôt que d'expliquer les choses. On leur explique beaucoup trop de choses sur la nature. Il vaut mieux leur faire vivre ces choses. Et Maria Montessori rappelle souvent que la main est l'instrument de l'intelligence. C'est par la main que le tout petit apprend et on a tendance à l'oublier au fur et à mesure l'on grandit. Or, la main est notre premier outil de compréhension et même d'appréhension du monde, d'en Attention, il y a prendre la main et l'instrument de l'intelligence. Et si vous avez la chance d'avoir un jardin, c'est probablement le meilleur laboratoire écologique qui soit. Même si vous n'avez pas de jardin, il y a quand même beaucoup de choses que vous pouvez faire au parc ou dans la forêt. Mais l'intérêt d'un jardin, ou au moins d'un balcon, d'une jardinière quelque part dans la maison, c'est de pouvoir faire quelques expériences simples et de ne pas voir la nature uniquement à travers les animaux les plus mignons. C'est-à-dire que la nature ne soit pas uniquement des chiens, des chats et des lapins. De découvrir vraiment toutes les dimensions de la nature. Alors, quelques expériences simples que vous pouvez faire avec vos enfants et que vous pouvez surtout leur confier pour qu'ils en soient pleinement responsables parce que c'est ça qui va les aider à passer plus de temps, à observer et à retenir des choses. Vous pouvez fabriquer du compost. Si vous êtes en intérieur, vous pouvez faire du lombricompost. C'est tout à fait possible. Vous pouvez suivre la définition d'une feuille sur la terre. Ça, ça peut se faire au parc, par exemple. En y revenant tous les jours, si ce parc n'est pas trop nettoyé, trop perturbé, vous pouvez laisser une feuille dans un petit recoin et observer comment elle se décompose jour après jour. Vous pouvez observer des graines germées. Vous pouvez comparer un sol vivant qui va être aéré, qui va justement, comme je vous le disais, comprendre des vers de terre avec des racines aussi qui vont venir casser le sol, un sol meuble, vivant, et un sol qui a été compacté. Et observer la différence entre les deux. Et peut-être même faire germer des graines dans ces deux éléments et voir la graine va germer le plus

Jardiner Et Prendre Responsabilité

SPEAKER_00

facilement. Vous pouvez construire un hôtel à insectes. Alors, il y a quand même des limites à l'hôtel à insectes. Autant le rappeler. Il vaut mieux préserver les habitats naturels pour les insectes. Les hôtels à insectes ne sont pas toujours exploités par les insectes parce qu'ils ne conviennent pas forcément toujours très bien à leurs besoins. Mais bon, pourquoi pas, ça reste quand même une expérience sympathique à faire. Si vous vivez près d'une rivière, peut-être que vous pouvez élever quelques tétards avant de les y relâcher. Peut-être que votre enfant peut prendre la responsabilité d'une plante à arroser tous les jours. Vous pouvez planter des radis, ça se fait très bien dans une jardinière et on observe les plantations, les plantes, pardon, évoluer très très vite en quelques jours. Si vous avez des animaux, peut-être qu'ils peuvent être responsables des poules, d'aller les nourrir, de ramasser les œufs. Peut-être qu'ils peuvent observer des escargots en y faisant attention sans les écraser. Peut-être que vous pouvez semer des plantes mélifères. En général, plus les fleurs ont été sélectionnées pour leur beauté, leur raffinement, moins elles sont mélifères. C'est-à-dire que moins elles vont permettre aux abeilles de produire du miel. Souvent, ce sont les fleurs sauvages. Une grande prairie pleine de fleurs sauvages, c'est souvent ce qui attire le plus les abeilles. Peut-être que votre enfant peut aller remplir la brevoire de tel ou tel animal. Bref. Lui donner des responsabilités.

UNKNOWN

Euh...

SPEAKER_00

que ce soit à la maison, avec les moulins du bord, ou encore mieux, dans un jardin. Et là, je vous renvoie vers deux podcasts que j'ai déjà enregistrés sur le sujet. Vous retrouverez tous les liens dans les notes de cet épisode, pas d'inquiétude. Jardiner avec ses enfants, dans l'esprit Montessori. Et un épisode avec trois activités pour découvrir la nature avec vos enfants. L'épisode s'appelle Oubliez vos nomenclatures Montessori, trois activités pour découvrir la nature avec vos enfants. À travers tout ça, toutes ces expériences, votre enfant va découvrir les saisons, le temps long, parce que oui, c'est très très long le temps de la nature. Il va découvrir les besoins des plantes, il va découvrir les interactions entre les différentes espèces, végétales et ou animales, et les limites du contrôle humain, le contrôle de l'homme. Il va donc expérimenter la lenteur, l'humilité. On ne peut pas décider qu'une tomate pousse. Ce n'est pas par la force de ma volonté qu'une tomate va pousser. Et je peux, je peux produire toutes les meilleures conditions pour que la tomate pousse, mais il y a toujours des choses qui resteront hors de mon contrôle. Par exemple, la survenue de maladies. Je peux éviter l'humidité sur les feuilles, etc. Il n'empêche que je ne contrôle pas tout, même si on essaye aujourd'hui de faire pousser des plantes en laboratoire, dans la nature, on ne contrôle pas tout. On ne contrôle pas le soleil, on ne contrôle pas la pluie, ça les dernières canicules nous l'ont bien montré. Et donc l'enfant va découvrir que le vivant demande une attention régulière, constante, mais aussi souvent une absence d'intervention. C'est-à-dire que le plus souvent, il vaut mieux éviter de perturber l'équilibre. Par exemple, parfois on a envie de nourrir les oiseaux en hiver. Ce n'est pas forcément une bonne idée parce qu'on les rendait dépendants de cette nourriture et ils se retrouvent affamés parce qu'ils n'ont plus les compétences pour chasser. Et si jamais un jour on part en vacances et qu'on oublie de les nourrir, ils n'auront pas de réserve et ils n'auront pas les capacités pour se nourrir eux-mêmes. En revanche, on peut leur laisser un peu d'eau à disposition comme c'est le cas dans la nature lorsqu'elle n'est pas perturbée. Donc c'est important d'aider l'enfant à prendre conscience de ses équilibres fragiles. Parfois il faut intervenir, le plus souvent il faut éviter d'intervenir Merci. Ce qu'on peut garder un petit peu en tête comme principe, c'est que ce qui a été modifié, sélectionné par l'homme, a besoin de lui. Par exemple, les moutons. Ils ont été sélectionnés au fur et à mesure pour avoir de plus en plus de laine. Eh bien, le mouton doit être tondu pour son bien-être. Surtout en période de canicule, comme là. J'ai passé récemment quelques jours chez mon frère et ma belle-sœur qui ont des moutons, mais il était très important que ces moutons soient tondus. Vraiment, simplement, pour leur bien-être et pour qu'ils ne meurent pas de chaud. Et malheureusement, ces moutons ne peuvent pas se tondre tout seul. On sait que les vaches, aujourd'hui, qui sont sélectionnées depuis des siècles, peuvent avoir du mal à veiller seules, à mettre bas leurs petits. Les plantes du potager ou les fleurs sélectionnées par l'homme ont en général besoin de soins constants, contrairement aux fleurs sauvages qui poussent à peu près toutes seules. Donc ce qui a été modifié par l'homme a besoin de lui. En revanche, ce qui n'a pas été modifié a généralement simplement besoin que l'homme respecte ou reconstitue, reforme son équilibre naturel. Par exemple, les abeilles disparaissent aujourd'hui. Et c'est un drame absolu pour la nature parce que sans abeilles, il n'y a plus de plantes, plus de fleurs, plus de légumes, on n'a plus à manger, tout simplement. Donc, que faire pour éviter la disparition des abeilles En fait, ces abeilles, elles disparaissent a priori pour différentes raisons, mais entre autres, parce qu'on utilise certains pesticides. Donc, il faudrait commencer par arrêter d'utiliser ces pesticides. Laisser des herbes hautes, laisser ces herbes qui développent des fleurs profondément mélifères, pour les abeilles, même si ce ne sont souvent pas les plus belles fleurs qu'on trouve en jardinerie. On peut aussi repérer et faire enlever les nids de frelons asiatiques qui sont malheureusement issus de la mondialisation des transports. C'est l'homme qui a amené les frelons asiatiques ailleurs que dans leur habitat naturel. Ces frelons asiatiques qui menacent aujourd'hui nos abeilles occidentales. Donc, le plus souvent, pour tout ce qui n'a pas été sélectionné par l'homme, le plus important est de ne pas intervenir, de détricoter les interventions que l'homme a pu faire sur l'écosystème et peut-être de venir réparer, en venant reconstituer le milieu naturel le plus propice à ce qui est en train de disparaître. Sixième élément important, montrer que l'homme fait aussi partie de la nature. Et là, je voudrais m'éloigner de certains discours militants de certaines branches de l'écologie, de l'écologisme, qui opposent l'homme et la nature. L'homme étant forcément l'ennemi de la nature. Dans la pédagogie montessorière, en tout cas, on adopte une perspective un peu différente. L'homme fait partie de la nature et il possède une intelligence particulière qui lui donne une responsabilité supplémentaire vis-à-vis de la nature. Et vous savez probablement que je suis chrétienne. En tant que chrétienne, pour moi, l'homme est intendant de la nature. Et un bon intendant doit respecter ce qu'il possède, en prendre le plus grand soin pour qu'il puisse durer des siècles et des millénaires et que l'on puisse transmettre ses richesses à nos descendants. Donc l'homme, lui aussi, comme tous les animaux dont je vous ai parlé, il a une mission cosmique. dans la pédagogie Montessori. Et donc la question, qui d'ailleurs évite l'écho-anxiété, la question n'est pas comment empêcher l'homme de nuire, on pourrait se flageller toute la journée, mais plutôt comment aider l'homme à remplir correctement sa mission. Et ça, c'est beaucoup plus responsabilisant. Qu'est-ce que je peux faire Donc, on oublie l'éco-anxiété parce que c'est très dangereux chez les plus jeunes. Ils peuvent se sentir totalement impuissants, découragés, anxieux. Il y en a qui en font des cauchemars de l'idée que le monde est en train de mourir et qu'on est en train de le tuer. Le problème, c'est que cette éco-anxiété, elle n'aide pas. Elle ne fait pas avancer. Donc, il vaut mieux montrer ce qui fonctionne, montrer comment on peut aider la nature, aider les animaux, aider les espèces autour de nous. Présenter des exemples la restauration de la nature a fonctionné. Ça passe, par exemple, par la réintroduction du loup dans les Alpes. On peut mettre en avant des actions qui sont concrètes et qui sont à leur portée. Par exemple, d'éviter de multiplier les déchets On peut réduire les sacs plastiques ou papiers que l'on utilise. Et surtout, garder une vision qui soit pleine d'espérance. Le but n'est pas de les décourager, mais au contraire d'allumer un feu en eux qui les encourage à protéger

L’Homme Fait Partie De La Nature

SPEAKER_00

la nature. Donc on ne cherche pas évidemment à nier les difficultés qui sont bien belles et bien là, mais on va quand même développer le sentiment que chacun peut contribuer. Et d'ailleurs, vous retrouverez ces deux... ces deux sentiments, le sentiment d'appartenance dont je vous parlais au début à travers l'éducation cosmique et le sentiment de contribution qui sont pour Alfred Adler le grand psychologue qui est à l'origine de la discipline positive dont je vous parle souvent sur ce podcast ce sont les deux aspects fondamentaux dont tout être humain a besoin l'être humain a besoin de sentir qu'il appartient et qu'il contribue ça se retrouve aussi dans notre relation avec la nature enfin dernier point, dernier élément que vous pouvez apporter à vos enfants pour les aider à s'éveiller à l'écologie, c'est de développer une culture naturaliste. Qu'est-ce que c'est une culture naturaliste Aujourd'hui, certains chercheurs ont défini ce que l'on appelle l'extinction de l'expérience de nature. Les enfants ne font plus vraiment l'expérience de la nature autour d'eux et c'est une difficulté actuelle pour éveiller les enfants à l'écologie. Et souvent, les enfants se retrouvent à mieux connaître les animaux exotiques qu'ils retrouvent dans des dessins animés ou dans des livres, d'ailleurs parfois dessinés de façon très très approximative, et donc parfois ils les connaissent mieux que les animaux de leur région, parce qu'ils ne les croisent pas au quotidien, parce qu'ils vivent en ville, sur du béton, et qu'à part les pigeons, ils n'observent pas grand chose. Donc, prendre le temps de nommer les arbres, de reconnaître les oiseaux, ou d'identifier les fleurs sauvages, de suivre les traces d'animaux, tout ça, ça nourrit le lien avec le milieu de vie dans lequel on vit. et c'est aussi d'ailleurs une manière de répondre à un besoin d'ordre et de classification que Maria Montessori décrit chez l'enfant ça fait partie des périodes sensibles la période sensible de l'ordre alors il y a plusieurs façons de développer cette culture naturaliste, d'apprendre à reconnaître toutes sortes de choses j'ai enregistré un podcast il y a quelques temps que vous retrouverez dans les notes de cet épisode qui vous donne trois façons de reconnaître les plantes les champignons et les insectes mais aussi les oignons mots de manière générale. Je vous en donne deux, trois quand même pour vous donner une idée si vous n'avez pas le courage d'écouter ce podcast, après celui-ci déjà. Surtout que c'est le quatrième podcast dont je vous parle, vers lequel je vous renvoie. Le cinquième, même si je compte aller sur la pédagogie scout. Vous pouvez utiliser l'appli SEEK, S-E-E-K. Elle est formidable pour reconnaître toutes sortes de choses, des plantes, des animaux, des oiseaux, des insectes. Très bien faite si vous n'y connaissez rien. Vous pouvez également utiliser des livres avec des classifications. Vous avez des guides qui permettent de reconnaître toutes les plantes de montagne ou toutes les fleurs. ou les animaux du bord de mer. Bref, vous avez des guides comme ça un peu spécifiques. Vous en avez des très gros aussi qui sont très généralistes. Et dans ces guides, vous avez des classifications. C'est-à-dire que ça vous aide à savoir à quels éléments il faut faire attention pour pouvoir identifier une plante, un animal, etc. Par exemple, chez nous, comme on est très confrontés aux rapaces, parce qu'on vit pas loin de la montagne,

Culture Naturaliste Et Outils Simples

SPEAKER_00

et que nous avons des poules, des lapins et toutes sortes d'animaux qui peuvent peuvent être emportés par des rapaces. Nous avons eu plusieurs attaques de rapaces. Dès qu'il y a des rapaces, on lance l'alerte. Mais du coup, on s'y intéresse. Et même s'ils sont un petit peu nos ennemis dans ce contexte-là, on cherche essentiellement à les identifier, à leur faire peur et à les identifier. Par exemple, on a appris que les milans pouvaient se reconnaître avec la forme de leur queue qui forme un M. Lorsqu'on voit un rapace, même s'il est très très loin, on est capable maintenant d'identifier si c'est un milan ou autre chose. Notre fils aîné, François, François est parti récemment en raid scout, c'est-à-dire qu'il est parti pendant deux jours tout seul pour marcher dans la forêt avec une liste de choses à faire et en suivant un trajet prédéfini avec sa boussole, etc. Eh bien, parmi les choses qu'il avait à faire, il devait observer et identifier dix oiseaux des Vosges. Alors, j'avoue que ça lui semblait un petit peu effrayant au début. Donc, on avait imprimé un petit guide des oiseaux qu'on rencontre fréquemment dans les Vosges. Et en fait, il a réussi à observer et identifier sans problème ces dix oiseaux grâce aux photos qui étaient présentées sur le guide et puis aux quelques éléments de reconnaissance qui étaient mentionnés. Donc juste avec quelques pages imprimées, il a pu identifier ainsi des oiseaux du milieu dans lequel nous vivons. Donc je vous récapitule, ces sept grands éléments que vous pouvez garder en tête pour éveiller vos enfants à l'écologie. S'il n'y en a qu'un à retenir, j'insiste, c'est de passer du temps dans la nature sauvage. Vivez ces expériences, allez camper, allez randonner, longez une rivière, allez passer du temps dans la nature, à jouer, à observer, à contempler. Deuxièmement, faire découvrir les grands récits Montessori, et plus particulièrement les trois premiers. Troisièmement, montrer toutes les interdépendance dans la nature. Quatrièmement, valoriser le rôle de chacun, de chaque espèce, animale ou végétale. Cinquièmement, faire jardiner et aider l'enfant à prendre des responsabilités dans le cadre du jardinage ou du soin du vivant en général, qui est un domaine entier de la vie pratique Montessori d'ailleurs. Sixième élément, montrer que l'homme fait aussi partie de la nature. Et septième élément, développer une culture naturaliste. J'espère que tout ça va vous aider à aborder les choses d'une façon beaucoup plus positive et enthousiasmante avec vos enfants. Parce que l'écologie ne s'enseigne pas avant tout par des consignes. Éteindre la lumière, traiter des déchets, etc. Mais l'écologie s'enseigne avant tout par une relation au monde que l'on peut développer. Et lorsqu'un enfant se met à découvrir la beauté, l'ordre qui règne dans la nature, les interdépendances et la mission cosmique de chaque être vivant, donc la mission de chaque être vivant dans cet univers ordonné qui nous entoure, Mais en fait, le respect de la nature, ça devient simplement une conséquence naturelle et plus une obligation ou une corvée. C'est tout ce que je vous souhaite, à vous et à vos enfants. Peut-être que vous aussi, d'ailleurs, cela vous réconciliera avec la nature et que cela allumera un feu écologique en vous. C'est ce que je vous souhaite. C'est tout pour aujourd'hui. Je vous renvoie vers les notes de l'épisode pour tous les podcasts que j'ai mentionnés aujourd'hui. Et je vous dis à la semaine prochaine. Votre petite souris 7. Anne-La.