Montessori avec les Montessouricettes, pour les parents et les pros
Vous voulez mettre en pratique la pédagogie Montessori, que ce soit à la maison, en structure, en cabinet ou à l'école ? Bienvenue ! Je suis Anne-Laure Schneider, formatrice Montessori et maman de 5 enfants instruits en famille. Ici, nous parlons de pédagogie Montessori, mais aussi de discipline positive, d'instruction en famille (école à la maison), de coschooling et de bien d'autres choses encore...
Montessori avec les Montessouricettes, pour les parents et les pros
331. Témoignage : mon accouchement à la maison - Partie 2/2
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J’ai commencé à vous raconter la semaine dernière comment s’est déroulé mon accouchement à domicile. Après plusieurs interventions hallucinantes de la sage-femme, je me retrouve à pousser, mais avec des poussées dirigées. Et là, un problème bien plus grave se pose.
C’est la suite que je vous raconte aujourd’hui, la suite de cet accouchement qui se révèlera être le plus douloureux de tous ceux que j’ai vécus…
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Liens évoqués pendant l'épisode :
Podcast 330 : Témoignage : mon accouchement à la maison - Partie 1/2
Podcast 329 : Pourquoi j'ai choisi un accouchement à domicile
Podcast 328 : Le récit de mes 5 premiers accouchements à l'hôpital
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Bienvenue sur le podcast des Montessori 7, Montessori à la maison. Je suis Anne-Laure Schneider, formatrice Montessori et maman de 5 enfants instruits en famille. Ma mission, c'est d'aider les parents, les assistantes maternelles, bref, tous ceux que dans notre communauté nous appelons des souris 7, à mettre en pratique la philosophie Montessori chez eux, avec leurs enfants ou les enfants qu'ils gardent. Dans ce podcast, nous parlerons donc de pédagogie Montessori, mais aussi de discipline positive, d'instruction en famille, ce que l'on appelle aussi l'école à la maison, de co-schooling et de bien d'autres choses. Bienvenue,
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Présentation Et Contexte
SPEAKER_00vous le savez, c'est la deuxième partie de mon podcast sur la façon dont j'ai accouché pour mon sixième enfant, pour lequel je souhaitais un accouchement assisté ou accompagné à domicile. Si vous ne l'avez pas encore écouté, je vous invite à commencer par la première partie, sans quoi vous ne comprendrez rien. Et puis, sans plus tarder, on reprend un tout petit peu en arrière pour que vous vous remémoriez où on en était et on aborde la deuxième partie
Reprise Du Récit À Domicile
SPEAKER_00de cet accouchement sous forme de montagne russe. Ce n'était pas la tête de mon bébé qu'elle voyait, c'était la muqueuse vaginale. Il va falloir m'expliquer comment on confond une tête avec des cheveux et une muqueuse vaginale. Mais en tout cas, la tête de mon bébé n'était jamais descendue aussi bas. Et elle n'aurait jamais dû me faire faire des poussées sur un col qui était seulement dilaté à neuf. Elle aurait dû respecter la physiologie. Elle vérifie par auscultation que mon bébé va bien, Heureusement, il va bien.
SPEAKER_01Et elle m'impose un transfert. Elle appelle les secours. J'éclate en
SPEAKER_00sanglots. On est à la toute fin, là. Je le sais. Je le sens. Les contractions sont très rapprochées. Les contractions, elles sont fortes. Je commence à ressentir à nouveau l'envie de pousser. Sauf que là, maintenant, je ne dois surtout pas pousser. Alors, je ne sais pas si parmi vous, il y a des femmes qui ont accouché sans péridural, qui ont senti ces contractions d'expulsion.
Retenir La Poussée Et La Panique
SPEAKER_00qu'on ressent la plupart du temps. Il y a une toute petite minorité de femmes qui ne les ressentent pas, mais normalement, sans péridurale, dans un accouchement physiologique, on les ressent bien. Et si vous avez essayé de vous retenir, c'est... Je ne peux pas dire que c'est impossible, je l'ai fait. Et je l'ai fait pendant longtemps. Mais c'est un calvaire absolu. Un calvaire absolu. Imaginez... Alors, c'est... Désolée pour le côté glamour de la situation, mais quand on a envie d'aller à la selle très fortement, à un moment, en général, on ne peut plus se retenir si on cherche à se retenir très longtemps. Imaginez sa puissance mille. C'est le même mécanisme, mais c'est beaucoup plus fort parce que c'est tout l'utérus qui se contracte et qui vous donne en vite pousser. Et qui vous dit de pousser. Et c'est maintenant qu'il faut pousser parce que votre bébé doit naître. Il y a tout votre corps qui vous fait pousser. Et vous devez lutter contre ça. Et forcer la détente. Forcer le relâchement. Alors même que tout votre corps est tendu. Et souffre. Et a mal. C'est un calvaire. J'éclate en sanglots. À ce moment-là, elle se met
SPEAKER_01à...
SPEAKER_00Bon, je vais rester correcte. Elle se met... à me disputer. Elle me parle très fort, froidement, comme si j'étais une idiote. Elle me parle comme un débile mental. Désolée pour les débiles mentaux que je respecte profondément, c'est-à-dire qu'on n'appelle plus comme ça, mais vous voyez ce que je veux dire Elle me parle vraiment comme à quelqu'un qui n'a rien compris. Non, mais là, il faut y aller. Là, c'est un transfert. Là, je ne peux plus rien faire, madame. Enfin, Anne-Laure, je ne sais plus comment elle m'appelle. Et vraiment, elle me prend de très très haut, comme une toute petite enfant, comme une toute petite fille. Moi, je pose des questions, j'ai besoin de vérifier qu'il n'y a vraiment pas d'autre solution, mais est-ce qu'on ne peut pas continuer Est-ce qu'on ne peut pas attendre, là, les poussées reviennent Est-ce que le col, il ne peut pas finir de s'ouvrir Non. Elle me parle comme si j'avais
Ultimatum Et Décision De Transfert
SPEAKER_00trois ans. J'ai très très peur du trajet. Parce que je sais que je vais être allongée sur un brancard. Et je sens ces contractions de poussée. Je sais que le trajet va durer peut-être 35 minutes. Je sais que nous on met 40 minutes en voiture. J'ai peur. J'ai vraiment peur. Et j'ai mal. J'ai très très mal. Et j'ai très peur de finir en césarienne. À cause de ce qu'elle m'a fait faire. Et je lui en veux, mais je lui en veux tellement. Et je m'en veux de l'avoir laissé faire. Et là, les pompiers ont été appelés. Les pompiers arrivent en camion. Ils me transportent en brancard, en fauteuil roulant dans la maison, même dans l'escalier. Ils me laissent en fauteuil roulant. Ils me transfèrent sur le brancard, dans le camion de pompier. Il faut savoir qu'on vit dans un milieu très rural. Les routes sont pleines de chaos, pleines de nids de poules. et que le camion n'avait pour ainsi dire pas de suspension.
Brancard Et Trajet En Camion
SPEAKER_00Donc je me retrouve attachée, sanglée, sur ce brancard, à m'accrocher au poignet du brancard pour lutter contre la douleur, lutter contre ces contractions qui me forcent à pousser alors que je ne dois pas pousser. J'ai les larmes qui dégoulinent sur mon visage. La sage-femme monte dans le camion avec deux pompiers. Il y en a un autre qui conduit. Et mon mari suit en voiture. Parce que le problème, c'est qu'une fois à la maternité, s'il vient avec le camion de pompier, il n'aura aucun moyen de rentrer à la maison s'occuper de nos enfants. On laisse les enfants à la maison. L'aîné a 16 ans. Il est quand même très grand. Et on part comme ça. Alors, je suis désolée si je suis encore un peu émotive. Pendant plusieurs mois après l'accouchement, je ne pouvais pas parler de ce moment-là sans éclater en sanglots. Ça a été... profondément traumatisant. Encore là, alors que je vous en parle, j'ai des larmes qui me montent aux yeux. Et pendant le trajet en camion, la sage-femme est là. Et...
SPEAKER_01Elle est... hypocrite.
SPEAKER_00Et performative. Je m'explique. Les pompiers la regardent d'un mauvais œil. Parce qu'ils se disent, c'est quoi cet accouchement à domicile Qu'est-ce qu'elle a fait cette sage-femme Ils se méfient beaucoup d'elle. Et elle, elle reste, elle continue à faire des auscultations intermittentes, ce qui est une bonne chose. Mais elle cherche à se faire bien voir des pompiers. Et elle leur explique qu'elle a travaillé dix ans comme pompier volontaire, qu'elle a formé des pompiers à l'accouchement, etc., etc., Elle ose à un moment donné poser sa main sur la mienne comme si elle était tendre et attentionnée. Après m'avoir hurlé dessus à la maison, je fais un geste violent de la main pour lui faire signe que je ne veux pas qu'elle me touche le moins du monde. Tout ce qu'elle peut faire, c'est ausculter pour vérifier que mon bébé va bien et c'est tout ce que je tolère d'elle à ce moment-là. Je lui en veux, je lui en veux, je lui en veux. Et j'arrive à la maternité, je pense qu'il a dû s'écouler déjà une heure à peu près. Parce qu'entre le moment où il fallait appeler les pompiers, le moment où j'ai pu monter dans le camion, le moment où j'arrive à la maternité, à peu près une heure s'est écoulée. Et je vis une véritable torture. Elle m'accompagne jusqu'à l'entrée de la salle de naissance. Elle dit deux, trois choses à la sage-femme qui est là, sans expliquer
Arrivée À La Maternité Et Col Resseré
SPEAKER_00son rôle dans tout ça, évidemment. Elle se laisse le beau rôle. Et là, je hurle, j'en suis à hurler. Je me retrouve... Allongé sur un lit, encore allongé sur un lit, sans pouvoir bouger, sans pouvoir faire quoi que ce soit pour relâcher ce muscle qui veut se contracter, qui veut pousser, qui veut expulser ce bébé. Je supplie qu'on me donne une péridurale pour ne plus sentir cette douleur atroce.
UNKNOWNEuh...
SPEAKER_00J'ai entendu la sage-femme dire qu'il lui faut une péri pour qu'elle se détende, comme si c'était moi qui avais été trop contractée, qui n'avais pas su m'ouvrir pour mon bébé parce que j'étais trop angoissée ou je ne sais pas quoi, alors que pas du tout. Donc je hurle, je suis mal. Mon mari met peut-être 20 minutes... Non, j'exagère peut-être. 10 minutes à arriver. Parce qu'il faut qu'on l'oriente vers la bonne salle, etc. On me dit qu'on va me faire une onychographie pour voir comment est le bébé, comment il se présente. Et qu'on ne peut pas me faire de... Qu'on verra plus tard pour la péridurale. Je sais très bien que c'est trop tard, qu'on ne m'en fera pas. Et en m'examinant, les sages-femmes de la maternité me disent que je suis resserrée. Mon col s'est resserré à 7 cm. Il faut savoir que ça arrive. Dans des situations de profonde angoisse... C'est un mécanisme de survie qui date du moment où les femmes pouvaient accoucher n'importe où, dans la forêt, dans des situations qui pouvaient être dangereuses. Et donc, s'il y avait un risque, le col se resserrait. On a cette fonctionnalité en nous, si je peux dire. Le col pouvait se resserrer en cas de danger grave pour que la femme puisse se relever et aller accoucher ailleurs. Là, j'ai donc vécu un tel calvaire que mon col s'est resserré à 7 cm. Donc là, je me dis qu'il faut encore plus que je me retienne de pousser. Parce que je ne suis même plus à 9 cm, je suis à 7, au lieu de 10. Ça devient de plus en plus intense. Je suis sous monitoring, encore, à l'hôpital. Et je hurle, je hurle. Et puis à un moment donné, mon mari est à côté de moi. Il est traumatisé de me voir comme ça. Ça fait une heure et demie que je me retiens de pousser. Une heure et demie, 90 minutes. Et ce sont les 90 minutes les plus douloureuses de toute ma vie. Et c'est une femme qui au total aura accouché quatre fois sans péridurale qui vous le dit. Les 90 minutes les plus douloureuses de toute ma vie. J'ai déjà fait une déchirure interne du périnée pendant que ma fille descendait dans le périnée sans péridurale. J'ai eu incroyablement mal. Ce n'était rien en comparaison de ces 90 minutes. Et à un moment donné, mon corps ne parvient plus à retenir la poussée. Il n'y parvient plus. J'appelle, je pousse, je ne peux pas faire autrement. Mon corps pousse. Et en fait, mon bébé est en train de naître. Parce que oui, entre temps, la nature faisant bien les choses, le col a fini de se dilater. C'est redilaté à 10 cm. Donc en 20 minutes peut-être. Et la poussée s'est faite. Et se fait très très vite. Et mon bébé est en train de descendre. Et là, pour le coup, on voit la tête. Les âges femmes n'ont pas le temps de faire grand-chose. Elles me relèvent les jambes au maximum, comme on peut le faire en urgence.
Naissance Rapide Et Bébé En Forme
SPEAKER_00Mais elles voient la tête. Donc je suis effectivement allongée. Non, semi-allongée. Et puis elles poussent sur mes jambes vers le haut. pour faciliter la naissance du bébé, parce que je n'ai pas le temps de prendre une autre position plus physiologique. Et mon bébé naît en quelques poussées, comme mon fils Étienne auparavant. Il naît sans problème. Il fait au final 4,3 kg. Donc au passage, j'avais bien raison, c'était un gros bébé. Alors techniquement, 4,280 kg. Donc pour un sixième enfant, techniquement, ce n'est pas un bébé macrosome. Parce que c'est en fonction du percentile, pour chaque rang de naissance du bébé. Quand même un bébé de 4,3 kg, c'est mon deuxième plus gros bébé. Et même pas une déchirure. Alors que pourtant, il s'est présenté avec la main le long du visage, comme ça arrive parfois. C'est-à-dire qu'imaginez un bébé qui a le poing le long du visage. Donc évidemment, quand la tête passe, c'est encore plus gros puisqu'il a la petite main avec. Alors c'est une présentation qui est peu fréquente. On connaît plus la présentation de la tête, du siège, etc. Mais ça reste une présentation qui est bien connue. C'est à peu près une naissance sur 500. Et c'est très simple, si jamais ça vous arrive. Le mieux, c'est de rien faire, de ne pas chercher à manipuler, quoi que ce soit. En général, le bébé, au fur et à mesure de la naissance, a la main qui redescend dans le cou, au fur et à mesure où il passe, où il naît, où il passe dans le vagin. Et lorsque j'en ai reparlé plus tard avec la sage-femme qui était prévue pour mon accouchement à domicile, elle m'a dit que c'est bien que vous soyez allée à l'hôpital, de toute façon je n'aurais pas su quoi faire avec ce genre de présentation. Ce qui me fait halluciner parce que c'est quand même une naissance sur 500. Donc je considère que les sages-femmes devraient toutes savoir quoi faire. En l'occurrence, ça a tombé, il ne fallait rien faire. Elle aurait risqué de faire une manipulation dangereuse. Et donc mon bébé, il naît. J'aurais voulu qu'il naisse à la maison, dans la chaleur, accueilli dans les bras de mon mari ou dans les miens, dans le calme, avec ses frères et sœurs à côté, qui auraient pu le voir une ou deux heures après, après la délivrance du placenta. Et là, il est né froidement à l'hôpital, au milieu de mes hurlements de douleur. et de tout ce stress des âges femmes qui ont dû se précipiter, de mon mari qui était décomposé de me voir souffrir autant. Je pense que, pour n'importe quel homme, voir souffrir à ce point la femme qu'il aime, c'est un calvaire aussi. Et c'est de l'impuissance qu'on doit ressentir. Vous voyez, je me retrouve à nouveau à pleurer en y repensant, tellement ça a été traumatisant. Mais mon bébé, lui, va bien. Il a un score d'Abgar de 10 tout de suite. Il respire bien. Il ne hurle pas, lui. Lui, il a aspiré son air et puis il va bien. Et on me le donne. On me laisse le cordon battre jusqu'à ce qu'il ait fini de battre. On ne le clampe pas avant qu'il ait fini de battre. On me met le bébé sur moi. Et tout de suite, tout de suite, il prend le sein et il tête goulûment. C'est le premier de mes bébés à têter aussi... Les autres pouvaient tétouiller, si vous voulez, le sein, mais il n'y a pas vraiment eu de vrai tété. Dans la salle de naissance, lui, il tête goulûment. Il est vif, il est éveillé, il me regarde avec ses grands yeux. Il est magnifique, je l'aime de tout mon cœur. Mais cet accouchement aura été le plus traumatique de tous, alors que je le voulais le plus beau de tous. Et il y a quatre personnes qui sont responsables. La première, celle qui a le plus de responsabilité, c'est la sage-femme. Cette sage-femme, j'ai la conviction qu'elle ne voulait pas me faire accoucher, qu'elle espérait me transférer dès le départ. Je vous l'expliquerai dans quelques minutes. avec ce que j'ai appris par la suite. C'est pour ça qu'elle me lançait une série d'ultimatums qui n'ont pas marché, puisqu'à chaque fois mon corps s'adaptait. Elle n'a pas respecté mon consentement, ce que je pensais inimaginable dans un accouchement à domicile avec des sages-femmes qui
Qui Est Responsable Et Pourquoi
SPEAKER_00normalement sont attentives au consentement, au respect de la physiologie, etc. Elle a voulu, et peut-être même qu'elle a réussi, à rompre la poche des os sans mon consentement. Sa prise en charge psychologique était lamentable. pour une patiente qui avait vécu le deuil de son fils précédent, c'était pitoyable. de manque de psychologie. Et surtout, sa prise en charge a été dangereuse parce qu'elle n'a pas respecté la physiologie et elle a commis de véritables erreurs de pratique. Elle m'a poussée à prendre des positions non physiologiques et surtout à faire des poussées dirigées de 1 sur un col qui n'était pas totalement dilaté dont elle n'avait pas vérifié qu'il était totalement dilaté de 2. Donc elle a été profondément dangereuse. J'ai aussi ma part de responsabilité. Peut-être que je n'ai pas posé assez de questions pendant les rendez-vous précédents. Et surtout, au moment même de l'accouchement, je n'ai pas réussi à imposer mes souhaits. Et à protéger ma sécurité. Je ne me suis pas imposée. Je suis restée comme une petite fille face à une professionnelle de la santé. Et je m'en veux pour ça. Parce que justement, je voulais me sentir compétente. Et... En fait, je me suis sentie beaucoup plus compétente dans mes accouchements précédents. À l'hôpital. Et je suis compétente.
UNKNOWNJe...
SPEAKER_00les vérifier par la suite, que tous mes instincts étaient les bons pendant cet accouchement. Et que j'aurais pu m'écouter et si j'avais accouché seule, j'aurais accouché de façon beaucoup plus sécuritaire en l'occurrence. Mon mari a une part de raisonsabilité. Je lui avais demandé de se renseigner un minimum sur l'accouchement à domicile. A cette époque-là, il se préparait à passer un concours très exigeant. Et donc c'était compliqué parce qu'il avait son travail, sa préparation au concours. Et donc il avait peu de temps à consacrer à des recherches alors que moi j'y ai passé beaucoup de temps. Et donc, j'avais pris le livre de Florian Stauffer, je ne suis pas sûre de la prononciation, c'est mon accouchement, qui comporte des parties, le rôle du conjoint à chaque fois. Et donc, je lui avais montré la partie qui expliquait les différentes étapes du travail et de l'accouchement. Et je lui avais montré dans chaque rubrique, je lui avais dit de lire au moins la partie sur le rôle du conjoint. Mais il s'était un peu contenté de ça. Et même en ayant lu ça, il aurait dû intervenir. Lorsqu'il m'a entendue être réticente face à la position choisie et face au poussé dirigé, il aurait dû intervenir, dire « Oh, pose, pose. » C'est plus important qu'elle accouche dans la position qu'elle souhaite plutôt que vous puissiez l'examiner. Donc, on la laisse faire. Non, non, elle est poussée dirigée, elle n'en veut pas, on la laisse faire. Au moins d'imposer un moment de pause. Sauf qu'il s'est laissé déborder par la professionnelle. Tout comme moi. Je ne lui en veux pas. parce que je n'ai pas fait mieux. Mais nous sommes responsables tous les deux aussi de ce qui est arrivé. Et la doula aussi a sa part de responsabilité. Et il y a un vrai problème avec cet aspect que la doula travaillait pour la sage-femme. Elle avait un contrat avec la sage-femme et pas avec moi, à part pour la streinte. Parce que du coup, elle était dans une relation malsaine où elle ne pouvait plus me défendre moi, la future maman. Puisqu'elle était dépendante de cette sage-femme qui allait lui donner du travail à l'avenir. Donc elle non plus n'a pas pu faire barrage, n'a pas pu dire « oh là là là, pause, on n'est plus dans la physiologie là, il faut l'écouter, elle ne veut pas ça ». Elle n'a pas donné son consentement. Mais quand même, la première responsable, c'est avant tout cette sage-femme. Par la suite, j'ai découvert d'autres choses. J'ai découvert certaines choses en discutant avec mes enfants qui étaient présents dans la maison et qui ont vu ce que faisait la sage-femme. J'ai découvert que là où je croyais qu'elle était derrière la porte à suivre l'accouchement à l'oreille, comme elle m'avait expliqué qu'elle le ferait, en fait, elle était dans notre véranda. Un étage plus bas. Très loin. Bien loin de pouvoir entendre quoi que ce soit dans ma chambre. Mais elle était bien confortablement installée dans la véranda avec la doula. Merci.
Enquête Sur La Sage-Femme
SPEAKER_00Et que... Alors ça, je l'ai appris plus tard en discutant avec la doula, qui a arrêté depuis de travailler avec cette sage-femme, qu'elle s'était bien moquée de moi sur le fait que je pensais qu'elle allait venir avec une poche de sang. Donc pendant qu'elle faisait semblant d'être là pour moi pendant mon travail, etc., elle se moquait ouvertement de moi, dans la véranda, un peu plus loin, en disant, non mais qu'est-ce qu'elle s'imagine, qu'elle allait venir avec une poche de sang, mais... Oh là là, n'importe quoi. Totalement méprisée. envers la patiente qu'elle était censée assister et accompagner Et puis j'ai appris aussi en parlant avec d'anciennes collègues à elle, et avec la doula, j'ai appris beaucoup d'autres choses. J'ai appris qu'elle faisait partie d'un cabinet jusqu'en octobre 2025, dont elle a été virée, suite à une décision collégiale des sages-femmes qui faisait partie du cabinet. Qu'à partir de là, elle s'est mise à multiplier les accouchements à domicile. Elle en faisait très ponctuellement un de temps en temps. Elle s'est mise à chercher à en faire quatre par mois, en prenant tout le monde sans regarder les risques. D'ailleurs, il y a d'autres familles qui ont été très mécontentes. Elle a accepté de prendre en charge pour un AAD une femme qui avait trop de liquide amniotique. On appelle ça un hydramnios. C'est une contre-indication totale à l'accouchement à domicile. Mais elle a dit ok. Et puis au dernier moment, elle l'a transférée en disant qu'il y avait trop de liquide amniotique. Mais elle a gardé les 1000 euros, évidemment. Il y avait une autre femme qui a voulu accoucher dans l'eau. Et donc, la sage-femme de la AD a fait couler un bain, sauf qu'elle a utilisé une température trop élevée. Je crois que l'eau est montée peut-être même jusqu'à 42 degrés, en tout cas au moins 40. Sauf que, pour un accouchement dans l'eau, et même pour le travail, il faut absolument que l'eau ne dépasse pas 37 degrés. Elle doit être entre 34 et 37 degrés dans l'idéal. Parce que sinon, le bébé risque d'avoir des problèmes cardiaques. Ça fait augmenter ses battements cardiaques. Et effectivement, lors de cet accouchement, l'eau était beaucoup trop chaude. Le bébé est rentré en tachycardie. Il a dû y avoir un transfert à l'hôpital. Il y a eu un gros risque pour le bébé qui au final va bien, je vous rassure. Mais ça aurait pu être très dangereux. Et dans ce cas-là, en fait, elle se contente d'appeler une sage-femme plus expérimentée qu'elle, qui apparemment doit plus ou moins lui servir de mentor. J'ignore qui c'est. Et qui lui a dit qu'effectivement la température ne devait jamais dépasser 37 degrés. Mais ça veut dire que cette sage-femme en AAD, elle ne s'est jamais suffisamment formée Elle ne s'est pas formée à la présentation de mon bébé avec la main contre le visage. Elle ne s'est pas formée à la température de l'eau pour un accouchement en piscine ou en baignoire. J'ai aussi appris qu'elle n'avait pas payé la doula pour les 6 ou 8 derniers accouchements. Et qu'en fait... Elle a triché de plusieurs façons avec cette doula pour ne pas la payer. Elle a triché déjà en ne la prévenant pas, comme elle a essayé de le faire avec moi. Elle a essayé de faire en sorte qu'on ne prévienne pas la doula. Et de dire à la doula, ça s'est passé si vite le travail que quand je suis arrivée, le bébé était déjà né. Je n'ai même pas eu le temps de t'appeler, je n'ai même pas assisté à l'accouchement au final. Du coup, elle n'avait pas à la payer. Sauf que les mamans en question étaient en contact avec la doula et pouvaient lui dire, le travail s'est très bien passé, ça a été long, ça a duré peut-être 9 heures, mais la sage-femme, elle était là dès le départ, donc elle a pu m'aider, ça s'est très bien passé. Donc la doula a pu être au courant de cette fausseté dans le langage de la sage-femme. Autre façon de tricher, dans le contrat qu'il allia à la doula, il était mentionné qu'elle devait 200 euros à la doula par accouchement. Et elle a joué sur les mots en prétendant que lorsqu'il y avait transfert, il n'y avait pas d'accouchement à domicile, et donc elle ne lui devait rien. Par exemple, pour mon accouchement, ou la doula a dû passer 10 ou 12 heures, je ne sais plus, à la maison. Et où elle a passé quand même des heures à remplir la baignoire à coup de bouilloire. Où c'est elle qui a payé à manger à la doula. Enfin, la doula ne l'a pas payée parce que j'ai été transférée. Donc la doula a travaillé pour rien pendant tout ce temps-là. Et puis... Est-ce la vérité Est-ce un mensonge La sage-femme a prétendu pour d'autres familles que les familles ne l'avaient pas payé et qu'elle attendait que la famille les paye pour payer la doula. Ce qu'elle n'a toujours pas fait plusieurs mois après. Donc au final, c'est quelqu'un qui ment, qui est avant tout intéressé par l'argent, par le côté mercantile, qui cherche à avoir le plus d'accouchements possible et je pense qu'elle impose sa doula pour ne pas avoir affaire à une doula de la maman qui défendrait la maman contre elle. Elle tient à avoir le contrôle. J'ai vraiment le sentiment de quelqu'un d'incroyablement narcissique.
UNKNOWNEuh...
SPEAKER_00Et en relisant les choses, pendant la première consultation, elle n'a parlé que d'elle. Nous, nous avons cru que c'était pour nous rassurer, mais en fait, elle n'a parlé quasiment que d'elle. Elle s'est très peu intéressée à moi, qui était quand même la patiente qui allait accoucher, et à mon accouchement. Son comportement devant les pompiers, tout s'est expliqué. Et je pense que c'est quelqu'un qui n'a pas les compétences pour faire un accouchement à domicile, mais qui se retrouve dans une situation financière difficile et qui abuse de la crédulité de femmes comme moi. J'ai aussi appris que Je ne vous ai pas expliqué pourquoi elle avait été virée du cabinet de sages-femmes, mais parce qu'il y avait trop de plaintes de patientes. Son relationnel avec les patientes était désastreux. Désastreux. Et donc au bout de quelques mois, les sages-femmes du cabinet ont décidé de la virer. J'ai aussi... Découvert qu'elle entretenait volontairement le flou. Je ne pense pas qu'elle fasse partie de l'APAD. Vous savez, l'association professionnelle de l'accouchement accompagnée à domicile. Mais elle nous l'a fait croire. Sans nous le dire explicitement, mais en nous disant qu'il y avait un souci technique qui faisait qu'elle n'était pas sur l'annuaire. En nous donnant un prospectus de l'APAD, etc. Elle nous a laissé croire qu'elle en faisait partie. Je suis convaincue qu'elle n'en fait pas partie. Parce que l'APAD impose des formations très strictes, impose des règles très strictes à ses membres pour pouvoir continuer à en faire partie. Entre autres, des formations très rigoureuses sur les gestes au moment de l'accouchement, etc., les différentes présentations. Elle n'a pas eu ces formations, très clairement, elle ne les a pas faites, elle ne les a pas suivies. Elle était très contente d'entretenir le flou aussi autour de la perfusion au lieu d'une transfusion. Ça me donnait le détail.
UNKNOWNEt puis, bon...
SPEAKER_00C'est anecdotique, j'ai envie de dire, mais pas tant que ça non plus. Elle était incapable de remplir ses feuilles de soin correctement. Ses feuilles de soin ont été renvoyées par la Sécurité sociale, ce qui fait que trois mois après, je suis toujours bloquée pour avoir une prise en charge de ma mutuelle. Moi, je lui ai versé 1000 euros et je pourrais avoir à peu près 500 euros de prise en charge par ma mutuelle, qui malheureusement ne me sont pas versées. parce que les feuilles de soin n'ont pas été traitées par la Sécurité sociale, parce qu'elles sont toujours mal remplies. Donc voilà. Au final, l'accouchement de Colomban, pour moi, a été catastrophique. De mes six accouchements, de très loin, il a été le plus traumatique, le plus douloureux. Et là où j'attendais de pouvoir me sentir forte, puissante, compétente, j'étais placée dans une posture de petite fille, humiliante et rabaissante. Au final, j'ai contacté la PAD très récemment, justement en préparant ce podcast, donc ils ne m'ont pas encore répondu et c'est normal. J'ai contacté son ancien cabinet de sages-femmes et je suis en train de contacter les autres familles qui ont vécu des AAD douloureux, dont j'ai obtenu les coordonnées par la doula, qui leur a demandé s'ils voulaient bien être mis en contact avec moi. Parce que oui, il y a aussi une famille où la maman... où la sage-femme a laissé tomber la maman le jour même de son accouchement, parce qu'elle devait passer le lendemain devant le conseil de l'ordre des sages-femmes, et qu'elle avait trop peur de risquer d'arriver en retard si elle faisait l'accouchement de cette dame, le tout dernier moment. Ce qui veut dire qu'elle est déjà passée devant le Conseil de l'Ordre. J'ignore pourquoi. Mes recherches, mon enquête ne m'a pas menée jusque-là. Mais j'espère le savoir. C'est rassurant parce que ça veut dire qu'il y a déjà eu, de ce que j'ai compris, ce sont des sages-femmes d'Alsace qui l'ont dénoncée. Des sages-femmes de la maternité qui l'ont dénoncée. Je ne sais pas pourquoi, pour quelle pratique. Je ne sais pas si elle a été suspendue un certain temps ou pas. Je n'en sais rien. En tout cas, mon intention est de la signaler au Conseil de l'Ordre. Et peut-être même de porter plainte contre elle. J'attends simplement pour ça d'avoir réuni peut-être plus de témoignages. Déjà, je suis rassurée sur le fait que ce n'est pas moi qui suis folle. C'est cette sage-femme qui est profondément dangereuse et que bien d'autres familles en ont souffert. Et donc, je ne vais pas en rester là. Je ne vais pas en rester là parce que... Pour moi, un accouchement accompagné à domicile reste une chose merveilleuse. Une très belle chose. Et que si je devais accoucher à nouveau, et que je pouvais accoucher avec une sage-femme de la PAD, je le ferais, à domicile. Ça ne remet absolument pas en cause pour moi. la beauté de l'accouchement à domicile, ni sa sécurité. Parce que ce qui s'est passé avec cette sage-femme aurait pu se passer à l'hôpital. Mon deuxième accouchement aurait pu être catastrophique. J'ai eu droit à cet homme sage-femme qui me disait de me retenir quand je sentais les contractions d'expulsion, qui m'a fait un point du mari. Beaucoup de choses là-dedans qui étaient dangereuses. J'aurais pu avoir une sage-femme tout aussi dangereuse à l'hôpital. Donc ça n'est pas le problème. Le problème, c'est que cette sage-femme-là doit être mise... hors de la possibilité de nuire Et donc, si j'ai un conseil à vous donner, c'est de ne pas faire les mêmes erreurs que moi, de vous appuyer uniquement sur la PAD. Parce que la PAD, comme je vous le disais, impose des règles à ses membres. Vous avez là des personnes qui sont réellement impliquées dans l'AAD et qui sont prêtes à faire ce qu'il faut pour que les accouchements puissent se dérouler en sécurité. Là, j'ai eu affaire à quelqu'un qui n'était intéressé que par l'argent. Et... dans la configuration où j'étais, c'est-à-dire dans cette zone où il n'y avait malheureusement pas de sages-femmes de la PAD, j'aurais finalement été moins frustrée. j'aurais moins souffert si j'avais prévu dès le départ d'accoucher à la maternité de Vesoul, qui pour le coup a été formidable, qui est très axée sur la physiologie
Maternité Respectueuse Et Points Positifs
SPEAKER_00et où j'ai fait du coup... Je suis partie au bout de 48 heures de la maternité, ça je ne vous ai pas raconté la fin. J'ai donc passé 48 heures à la maternité. Les sages-femmes ont vraiment respecté tout ce qu'elles pouvaient respecter de mon projet de naissance. C'est-à-dire qu'elles ont laissé le cordon battre et elles ne l'ont coupé qu'après qu'ils s'étaient arrêtés de battre, ce qui était mon souhait. Elles m'ont même spontanément proposé de prendre Colomban en peau à peau sur moi, de faire la première TT en salle de naissance. Il n'y avait pas besoin de points, donc je n'ai pas été recousue. Mais par la suite, elles ont été très douces, vraiment formidables. Elles ont vraiment respecté mon consentement pour les examens. C'est la première maternité aussi où, tout bêtement, le matin, j'ai pu dormir le matin. et où on ne m'a pas réveillée cinq fois de suite pour le plateau du petit-déj, un examen de Colomban, un examen pour moi, etc. Si elle rentrait, la sage-femme rentrait dans la chambre et que je dormais, mon mari a pu y assister deux, trois fois, elle repassait plus tard. Alors, ce n'est pas possible dans toutes les maternités, ça demande une disponibilité, une adaptabilité, mais justement, je les ai trouvées formidables de faire cet effort-là. Il y avait le nom et le numéro de la sage-femme de garde et de, je crois, la purique de garde affichée dans la chambre. Et on a eu la chance, mon mari et moi, d'avoir une chambre parentale. C'est-à-dire qu'il a pu dormir avec moi, dans un vrai lit. En fait, on avait, c'était incroyable, un lit double. Mais un lit double où chaque côté pouvait se relever indépendamment. Ça restait comme deux lits d'hôpitaux, mais vraiment un lit double avec une seule literie, si vous voulez.
UNKNOWNEt...
SPEAKER_00Et le petit berceau pour mon bébé était un berceau cododo. Donc je pouvais simplement abaisser la paroi et le mettre contre moi. C'est-à-dire qu'il y avait une paroi qui se remontait et qui se baissait sur le côté. Et j'ai pu le garder comme ça contre moi. On pouvait bloquer le berceau contre le lit. Donc on a pu faire du cododo à trois dès la première nuit. Ça, c'est assez incroyable. Elles m'ont laissé tranquille. Pour l'allaitement, ça roulait. Ce n'était pas mon premier, encore une fois. elles m'ont laissé très autonome. On souhaitait ne pas donner de bain tout de suite, pas dans les 48 premières heures en tout cas. Elles nous ont laissé faire sans problème. On s'est sentis très, très, très écoutés, très accompagnés, très respectés. Et cette chambre, elle était formidable. Il y avait même un petit canapé, une petite table. Il y avait un micro-ondes, donc mon mari pouvait manger là. Et le matin, quand elle m'apportait le petit déjeuner, si je dormais, elle n'allumait pas. Elle faisait le moindre bruit possible. Elle déposait le petit déjeuner. jeûner, et moi je pouvais simplement faire réchauffer mon chocolat au micro-ondes au moment où je me réveillais. Alors évidemment, elle récupérait mon plateau du coup beaucoup plus tard, mais ça ne leur posait pas de problème. Donc vraiment, elles ont été formidables, et si vous devez accoucher en maternité, si vous voulez accoucher en maternité, c'est tout ce que je vous souhaite, de trouver une maternité aussi physiologique que celle de Vesoul, qu'en tout cas je vous recommande très très chaudement.
UNKNOWNDonc...
SPEAKER_00Si c'était à refaire, j'accoucherais à la maternité de Vesoul. Et pourtant, si j'avais la possibilité, si j'avais eu la possibilité d'accoucher avec une sage-femme de la PAD, si j'avais cette possibilité encore pour un futur accouchement, on ne sait jamais, je le referais. Je vais être honnête, je n'ai même jamais compris, enfin longtemps en tout cas, je n'ai pas compris les femmes qui voulaient un accouchement non assisté. Parce que là, les risques sont plus importants qu'un accouchement à domicile accompagné ou assisté. Et je trouvais ces femmes un peu dingues de prendre autant de risques. Et bien là, pour la première fois, j'ai compris. J'ai compris comment on pouvait préférer un accouchement non assisté à un accouchement
AAD Ou Non Assisté Ce Que Je Comprends
SPEAKER_00tel que celui que j'ai vécu, par exemple. Parce qu'en fait, si je m'étais écoutée, je pouvais très bien mettre au monde ce bébé toute seule. Vraiment, il n'y avait aucune raison, aucun problème, rien. J'avais tout pour accoucher tranquillement. Clairement, les positions que je prenais instinctivement étaient les bonnes. Ça se serait très bien passé si j'avais accouché toute seule avec simplement mon mari. Et je n'aurais pas vécu les violences gynécologiques et psychologiques que j'ai vécues avec cette sage-femme désastreuse. Et donc, quand on a vécu des accouchements qui peuvent être comme ça, traumatisants, eh bien... ou quand on a entendu parler d'accouchement aussi traumatisant, je ne le recommande pas. Je maintiens que c'est moins sûr, mais je comprends qu'on puisse préférer un accouchement non assisté. Parce qu'il y a le risque médical, physique, et il y a aussi le risque psychologique. Comme je vous l'ai dit, je suis traumatisée. Encore là, en enregistrant ce podcast, les larmes me sont montées aux yeux. On est trois mois et demi après l'accouchement. Donc il y a le corps, mais il y a aussi l'esprit et le cœur. Et je comprends que certaines femmes puissent accepter un risque physique plus important pour davantage se protéger au niveau psychologique, affectif,
SPEAKER_01relationnel, émotionnel.
SPEAKER_00Vous ne serez peut-être pas d'accord avec moi, mais ce n'est pas grave. Moi, comme je vous le disais, j'ai eu l'opinion opposée pendant des années. Ça fait 15 ans ou plus que j'ai une opinion radicalement opposée. Mais c'est comme ça. Alors, suite à mon dernier épisode de podcast, il y a une sourisette, Eleonore, qui m'a contactée et qui avait beaucoup de questions parce qu'elle réfléchit elle-même entre un accouchement à domicile et un plateau technique pour son deuxième enfant. Alors déjà, la première chose que je dirais, c'est qu'un deuxième enfant, on a beaucoup moins de risques en AAD que pour un premier. Déjà, il y a très peu de risques en AAD. Les risques sont comparables ou inférieurs à ceux de l'hôpital c'est
Questions D’Écouteuse Et Conseils Pratiques
SPEAKER_00tout l'épisode précédent, mais c'est encore mieux quand on est multipart, quand ce n'est pas notre premier enfant. Alors, Eleonore, tu avais quelques questions, je peux y répondre là quand même, même si je ne suis pas allée au bout de cet accouchement à domicile parce que je m'étais quand même renseignée avant. Doit-on quand même aller à la maternité dans les jours qui suivent pour faire ausculter le nouveau-né Non. Le nouveau-né doit être ausculté quand même dans les jours qui suivent par un pédiatre. Alors, par un pédiatre ou un médecin généraliste d'ailleurs, je crois. Donc moi, j'avais simplement prévu d'aller chez mon médecin généraliste pour voir si elle pouvait venir peut-être à domicile. Tu m'as dit comment ça se passe pendant l'accouchement, car il n'y a pas, comme sur un plateau technique, les draps suspendus, par exemple. Ben si, c'est possible. Moi, je les avais. J'avais une poutre au plafond.
UNKNOWNEuh...
SPEAKER_00il y a moyen de faire des choses. Par exemple, vous savez, il existe des barres de traction. On peut installer une barre de traction dans une embrasure de porte et puis suspendre des draps. C'est tout à fait possible. On peut acheter un ballon de grossesse, c'est pas très cher. Je crois que le mien a du coûter 15 euros, il y en a chez Decathlon. Ça coûte vraiment pas très cher. Comment gérer la douleur des contractions Comme à l'hôpital, en fait. Alors là, c'est plutôt une question sur un accouchement sans péridural. Mais la douleur des contractions, on la gère. par la respiration. Moi, je l'ai beaucoup gérée par l'autonomie aussi, que j'ai faite pour plusieurs de mes grossesses. Peut-être qu'une préparation à la naissance par l'autonomie serait indiquée pour toi, surtout si tu as déjà eu une préparation à la naissance, j'ai envie de dire classique, qui pose les bases simples. Et tu me demandais s'il y avait une préparation spécifique qui était prévue lors des séances de préparation à l'accouchement. En fait, c'est à toi de choisir ta préparation à l'accouchement. Tu peux la faire chez une sage-femme indépendante. Par exemple, dans les séances que j'ai suivies, j'ai suivi 7 séances de préparation...
SPEAKER_01Attendez,
SPEAKER_00il y en a... Il y en a 7 au total J'ai un doute. Donc c'est ça, il y en a 7 qui sont en général collectives, mais on peut choisir de les faire en individuel, par exemple pour faire de l'autonomie, avec une sage-femme. À ce moment-là, on paye un supplément. Donc sur ces 7 séances, j'en ai fait... Une sur le mois d'or, avec une sage-femme qui était acupunctrice. Une autre séance très intéressante chez la même sage-femme que pour le mois d'or, sur l'acupression. C'est-à-dire qu'il y a des points de pression. Par exemple, il y en a un entre... le pouce et l'index. Il y en a à différents endroits qui sont indiqués pour différentes choses qui peuvent faciliter le travail ou qui peuvent soulager la douleur. Bref, voilà. En fait, ces ateliers, on les a fait en tête à tête avec la sage-femme parce qu'au final, on était les seuls participants ce jour-là. C'était royal. Donc, ce sont des ressources. Et puis, cinq autres séances d'abtonomie. On avait déjà fait de l'abtonomie pour... On avait déjà fait deux préparations à la naissance par l'abtonomie avec une sage-femme. Et on avait nous-mêmes pratiqué pour plusieurs accouchement. Donc il y a plein de choses qui peuvent aider. Il y a plein de choses. L'acupression, la respiration, la méditation, l'hypnose peut aider. J'en ai jamais fait, mais je sais que ça peut aider. L'autonomie, ça peut aider. Il y a plein de ressources. Plein de ressources qui existent. Mais il faut plutôt chercher accouchement sans douleur ou accouchement sans péridural que accouchement à domicile parce que c'est pas vraiment le fait d'être à domicile qui pose problème. Dernière chose, comment se passent les premiers jours quand on est directement chez soi et dont que l'on est tenté de reprendre une vie normale plutôt que de se reposer pendant les trois jours de maternité. Alors moi, j'ai souhaité partir de la maternité au bout de 48 heures. J'allais bien, j'avais pas eu de points, rien, donc aucun problème. Mon bébé allait bien, pas de jaunisse, tout ça. On a fait les petits dépistages qui ont lieu à la maternité, qu'on aurait pu faire sinon autrement. Il était prévu que notre sage-femme d'accouchement à domicile revienne à la maison et fasse ce dépistage. Et puis ensuite, on aurait pu avoir une sage-femme qui venait à domicile comme Là, ça a été le cas. On a une sage-femme qui est venue à domicile pour le suivi de couche, qui n'est vue qu'une fois parce qu'en fait, tout allait très bien et qu'on était rodés. Et ensuite, c'est la même chose. Si on a accouché et qu'on est tout de suite à la maison, ou si on revient 48 heures après, on est encore épuisé. C'est une question d'organisation et de mettre les choses au clair à la maison. De dire qu'on ne veut pas forcément de visite. peut-être d'avoir prévu une tonne de repas à mettre au congélateur, d'avoir peut-être un conjoint, ou si ce n'est pas possible, quelqu'un qui peut nous accompagner, qui peut rester un peu là avec nous, gérer les tâches du quotidien, beaucoup se reposer, rester alité, pas mal. Et là, Eleonore, je t'encourage du coup à aller chercher un peu du côté du mois d'or. Je reparlerai dans un futur épisode du mois d'or et de comment je l'ai vécu. Donc voilà, désolée pour cet épisode qui a été très long. Certains d'entre vous seront peut-être déçus, Ça peut paraître paradoxal, parce que j'ai passé tout le dernier épisode à défendre l'accouchement accompagné à domicile, et je le défends encore, malgré cette expérience désastreuse. Mais je voulais être honnête, je voulais vous raconter ce qui s'est réellement passé. vous donner tous les détails. Et j'espère que vous aurez compris que là, on a vraiment affaire à un mouton noir, à quelqu'un qui, d'ailleurs, s'est mis en dehors
Conclusion Et Note D’Espoir
SPEAKER_00des radars, de la PAD et autres, à qui on ne peut pas mettre d'avis sur Google, qui est quelqu'un de narcissique et de manipulateur. Et malheureusement, ces gens-là, il y en a dans le libéral, il y en a aussi à l'hôpital. Il y a combien de gynécos, manipulateurs, narcissiques, pervers qui existent Ça existe aussi. Donc, que mon expérience ne vous décourage pas d'accoucher à domicile, si c'est votre souhait. Que ça vous encourage simplement à poser les bonnes questions. Peut-être que mon expérience vous éclairera là-dessus. Et que... Voilà, vous sachiez que ça peut arriver. Que tout peut arriver. Désolée pour ce côté un peu déprimant. On va rester sur une bonne note. C'est que mon bébé n'a jamais souffert durant tout ce travail, ni durant l'accouchement. Qu'il était magnifique dès la naissance. Que c'est un bébé... sublime. En même temps, c'est le mien, donc je ne suis pas très impartiale. Je vous l'accorde volontiers. Il est incroyable. C'est un rayon de soleil. Son sourire suffit à illuminer mes journées. Il est adoré par toute sa famille, par ses frères et sœurs qui se battent pour pouvoir le prendre dans les bras. Et c'est ça qui compte. Ce bébé n'a pas souffert. Ce bébé, elle est magnifiquement bien. Et il va toujours magnifiquement. Je vous laisse cette note pleine d'espoir. Et je vous dis à très bien Votre petite souris 7, Anne-Laure.