Montessori avec les Montessouricettes, pour les parents et les pros
Vous voulez mettre en pratique la pédagogie Montessori, que ce soit à la maison, en structure, en cabinet ou à l'école ? Bienvenue ! Je suis Anne-Laure Schneider, formatrice Montessori et maman de 5 enfants instruits en famille. Ici, nous parlons de pédagogie Montessori, mais aussi de discipline positive, d'instruction en famille (école à la maison), de coschooling et de bien d'autres choses encore...
Montessori avec les Montessouricettes, pour les parents et les pros
330. Témoignage : mon accouchement à la maison - Partie 1/2
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Je vous annonçais la semaine dernière que j’avais choisi d’accoucher à domicile pour mon petit dernier, et pourquoi je l’avais fait. Mais il me restait à vous raconter comment cet accouchement s’est déroulé, et vous allez voir que j’ai vécu de véritables montagnes russes ! Ecoutez bien jusqu’au bout, car vous allez être surpris du dénouement…
Entre un bébé qui ne fait pas le poids prévu et une panne de chauffage, d’autres soucis sont apparus…
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Liens évoqués pendant l'épisode :
Podcast 329 : Pourquoi j'ai choisi un accouchement à domicile
Podcast 328 : Le récit de mes 5 premiers accouchements à l'hôpital
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Accueil Et Contexte Personnel
SPEAKER_00Bienvenue sur le podcast des Montessori 7, Montessori à la maison. Je suis Anne-Laure Schneider, formatrice Montessori et maman de 5 enfants instruits en famille. Ma mission, c'est d'aider les parents, les assistantes maternelles, bref, tous ceux que dans notre communauté nous appelons des souris 7, à mettre en pratique la philosophie Montessori chez eux, avec leurs enfants ou les enfants qu'ils gardent. Dans ce podcast, nous parlerons donc de pédagogie Montessori, mais aussi de discipline positive, d'instruction en famille, ce que l'on appelle aussi l'école à la maison, de co-schooling et de bien d'autres choses. Vous voudrez bien pardonner cette semaine mon manque de voix. J'ai la voix très enrouée et je dirigeais une chorale à un mariage ce week-end et j'ai donc tout donné ce samedi. Et là, je n'ai quasiment plus de voix pour vous parler. J'ai attendu que ça se remette un petit peu quand même pour enregistrer ce podcast. J'espère que ça ne sera pas trop pénible. J'ai l'impression d'avoir la voix d'une fumeuse de 70 ans. Mais je tenais quand même à vous enregistrer ce podcast parce que je vous racontais la semaine dernière que j'avais choisi d'accoucher à domicile pour mon petit dernier, notre sixième enfant, après cinq accouchements précédents qui s'étaient déroulés à l'hôpital. Pour le récit de ces cinq accouchements précédents, je vous renvoie à l'épisode 328. Et sur les raisons du choix d'un accouchement accompagné à domicile, les raisons générales, la question de la sécurité d'un tel accouchement et nos raisons particulières pour avoir choisi cet accouchement, je vous renvoie à l'épisode 329. Mais il me restait donc à vous raconter cet accouchement accompagné ou assisté à domicile. Alors vous allez voir que j'ai vécu de véritables montagnes russes. Je vous invite à écouter vraiment jusqu'au bout parce qu'il est probable que vous soyez surpris du dénouement. Entre un bébé qui ne fait finalement pas le poids prévu, une panne de chauffage et quelques autres soucis, ça a été un accouchement chaotique, plus que chaotique, vous allez le voir. Alors, je vous rappelle rapidement, parce que c'est important pour la suite, mes raisons pour un accouchement assisté à domicile. Je voulais avant tout accoucher de façon plus paisible qu'à l'hôpital, sans violence obstétricale. Je vous rappelle que pour mon deuxième accouchement, j'ai vécu un point du mari. Et puis, la plupart d'entre vous qui m'écoutez depuis longtemps le savent, nous avons malheureusement perdu un enfant qui s'est noyé juste à côté de cette maison dans laquelle nous vivons,
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Pourquoi Choisir La Naissance À Domicile
SPEAKER_00avec s'y noyer dans une mare. Et j'avais envie de faire naître la vie dans cette maison qui avait connu la mort. Pour moi, c'était quelque chose d'important. Il y avait quelque chose à soigner là. Et dans le même ordre d'idées, je ressentais le besoin de me sentir forte, compétente. Alors, j'avais ce désir d'un accouchement à domicile. Mais la première chose que j'ai faite, c'est me renseigner sur la sécurité. Et comme vous avez pu le voir dans l'épisode de la semaine dernière, j'ai vraiment poussé la question à fond. Parce que la dernière chose que je voulais, c'était prendre un risque pour mon bébé ou pour moi-même. Et puis j'en ai parlé avec mon mari. Et mon mari a été d'accord avec moi. Il était partant pour un accouchement à domicile parce qu'il a vu ce que j'ai souffert à l'hôpital. Et il a vu en particulier que les accouchements les plus paisibles avaient été ceux où j'avais été la plus autonome, le plus autonome à l'hôpital, où on m'avait oubliée ou alors où on m'avait pleinement soutenue. Et puis, le travail que j'avais fait de recherche l'avait vraiment rassuré sur la sécurité de ces accouchements. Alors, Première démarche que nous faisons, nous regardons l'annuaire de l'APAD. L'APAD, c'est l'association professionnelle des accouchements accompagnés à domicile. Enfin, de l'accouchement accompagné à domicile, plus exactement. Donc, on regarde leur annuaire. Pas de sage-femme dans notre régime. Donc, arrivé là, eh bien, on renonce à cette idée. Puis, on entend qu'une amie d'ami a accouché à domicile avec une sage-femme. Alors là, on la contacte. Bon, elle est en plein postpartum,
Trouver Une Sage-Femme Hors Annuaire
SPEAKER_00donc elle n'a pas beaucoup temps à nous consacrer, mais elle nous recommande cette sage-femme et donc on la contacte. J'en suis au moment où nous avons notre premier et unique rendez-vous au cabinet de cette sage-femme. Nous sommes fin novembre et j'en suis à six mois et demi de grossesse. Elle nous rassure énormément, elle nous parle entre autres de son expérience de dix ans chez les pompiers volontaires et de dix ans aux urgences auparavant. Bref, on a le sentiment qu'en cas d'urgence, elle sera parfaitement gérée. Elle nous explique qu'elle a l'habitude, elle nous explique qu'elle prend quatre accouchements à domicile par mois pour être sûre que ça ne tombe pas... On n'est jamais sûr, mais pour éviter qu'il y ait trop d'accouchements en même temps. Et puis, on lui demande pourquoi elle n'est pas sur l'annuaire de l'APAD. Elle nous explique qu'en fait, il y avait un problème technique et qu'elle doit les contacter. Elle nous donne d'ailleurs un prospectus de l'APAD qui explique qu'une partie de ce que l'on paye doit aller à l'APAD pour financer des formations, etc. Donc, on est quand même entre deux bonnes mains. Moi, ma grosse inquiétude qui demeurait, c'était celle du risque d'une hémorragie. J'ai repéré deux choses qui peuvent poser problème. Premier problème dans les facteurs de risque qui peuvent faire déconseiller un accouchement à domicile, le fait que ce soit mon sixième accouchement. J'espère que ça ne lui fait pas peur. Le risque avec un sixième accouchement, je vous l'explique, c'est ce qu'on appelle le risque d'atonie utérine. Atonie, c'est-à-dire l'utérus ne serait pas assez tonique et donc n'arriverait pas déjà à pousser le bébé et ensuite à se contracter suffisamment pour éviter une hémorragie. Moi, ça ne m'inquiète pas parce que mon cinquième accouchement, le dernier... j'ai poussé mon bébé en trois poussées. L'utérus était ultra tonique et il s'est contracté très simplement, très merveilleusement bien par la suite. Bon, je ne pense pas qu'un utérus passe de solide, costaud, musclé à tout d'un coup, je suis rapapla et je ne peux plus rien faire. Donc, je ne suis pas très inquiète. Je me dis que si mon utérus avait marqué des signes de faiblesse dans les accouchements précédents, ça aurait été une autre question. Mais moi, ça ne m'inquiète pas. Elle non plus. Je suis rassurée. Pareil D'ailleurs, on s'est inquiété à l'écho précédente d'un bébé macrosome, c'est-à-dire d'un bébé... Alors, il y a des définitions plus précises parce que ça dépend de la parité, c'est-à-dire ça dépend si c'est un premier bébé, un deuxième bébé, etc. Mais en gros, un gros bébé. Typiquement, pour un premier bébé, s'il fait plus de 4 kg, on va parler d'un bébé macrosome. Un bébé macrosome, ça peut poser des problèmes, parce qu'il est plus gros, donc il peut y avoir un blocage. En ce qui me concerne, j'ai déjà donné naissance à un bébé de 4,3 kg, un autre de 4,1 kg, ensuite on était à 3,9 kg et 3,8 kg, je crois, et puis 3,5 kg. Donc, pas spécialement inquiète non plus. Mon dernier bébé faisait 4,1 kg, 3 pouces, même pas une déchirure, aucun souci, bref. Ça ne m'inquiète pas, mais je dois quand même passer une échographie de croissance pour contrôler cet aspect. La sage-femme est OK aussi, pour elle, pas de souci, j'ai déjà accouché de bébé macrosome, il y a la place. La chose qui m'inquiète, moi, c'est donc le risque d'hémorragie. Parce que ça reste quelque chose d'embêtant, et mine de rien, nous vivons à peu près 40 minutes en voiture, donc pas en ambulance, mais en voiture, des maternités les plus proches. Elle nous rassure. Elle me dit qu'elle aura tout ce qu'il faut pour me perfuser. Je suis sereine. J'imagine qu'elle va avoir une poche de sang de donneur universel en cas d'hémorragie. Pendant cette grossesse, il se trouve que j'ai un problème de reflux, comme toutes mes grossesses. J'ai déjà tout essayé, de changer l'alimentation, à prendre des médicaments. Bref, c'est compliqué. La seule chose qui fonctionne, c'est un inhibiteur de la pompe à protons. Elle, elle est au mieux Bon, personnellement, je ne crois pas du tout en l'homéopathie. Pour moi, ce sont des comprimés de sucre, des petites boules de sucre. Mais c'est la seule sage-femme aux environs qui peut pratiquer un accouchement à domicile. Je n'ai pas envie de la vexer. Je me dis que le sucre, ça ne fait de mal à personne. Elle me pose deux, trois questions. Elle me dit, j'ai le remède qu'il vous faut. Ouvrez la bouche. Elle me met des granulés dans la bouche. Bon. Ça me joigne un peu qu'elle le fasse comme ça sans me dire ce qu'elle me balance. Mais je n'ai pas envie de la vexer, je n'ai pas envie de lui dire que je ne crois pas à l'homéopathie. Je vous prie, l'homéopathie n'aura eu aucun effet sur mon reflux, mais je ne suis pas spécialement surprise. Durant ce rendez-vous, elle ne m'examine pas, mais il n'y a pas vraiment de raison non plus parce que j'ai déjà un suivi de grossesse par une sage-femme. Je lui ai apporté tous les éléments, tous les documents du suivi de grossesse, toutes les échographies, etc. Et donc, il n'y a pas spécialement besoin de m'examiner. puisque je vais poursuivre mon suivi avec ma sage-femme qui fait de l'haptonomie etc jusqu'au bout et d'ailleurs cette sage-femme qui fait de l'haptonomie ne m'examine pas non plus en général en tout cas elle ne fait pas de toucher vaginal elle examine quand même le ventre à chaque fois la hauteur utérine et puis par l'haptonomie elle est amenée à toucher mon ventre régulièrement mais elle me demande à chaque fois la sage-femme qui me suit régulièrement si je souhaite un examen vaginal et je refuse parce que j'en vois pas l'intérêt tout va bien je me sens bien Donc ça ne me choque pas que cette sage-femme de la AD ne cherche pas non plus à m'examiner. Ok, pas de soucis. La sage-femme me prévient qu'elle tient à avoir une doula. pour le côté émotionnel. Comme ça, elle, elle peut se concentrer sur le côté médical. Bon, en ce qui me concerne, je n'en vois pas l'intérêt. Je ne voulais pas spécialement avoir une doula. J'ai quand même accouché cinq fois. Je ne suis plus une débutante, quoi. Autrefois, les doulas, c'est un petit peu ce qu'on pouvait appeler des matrones. J'ai largement l'expérience pour être ce qu'on pouvait appeler autrefois une matrone. Mais bon, elle y tient, je comprends. Et elle me dit que si je n'ai pas de doula, elle, elle en a une avec qui elle travaille c'est ça d'où là donc on dit ok L'idée, c'est que nous réglons la streinte directement auprès de cette doula, et puis nous réglons, enfin, ensuite nous réglons uniquement la sage-femme directement, et c'est la sage-femme qui payera la doula
Peurs, Hémorragie Et Bébé Annoncé Petit
SPEAKER_00pour l'accouchement. Sachant qu'évidemment, si il n'y a pas d'accouchement à domicile, si je vais accoucher à la maternité, si il y a un accouchement prématuré, peu importe, dans ce cas-là, on ne paye pas la doula. Et pour vous donner un ordre d'idée, parce que c'est important, on paye en plus de ce qui est pris en charge par la Sécurité sociale, qui prend un petit montant en charge, c'est à peu près 123 euros. Il peut y avoir des petits dépassements, des petits frais de déplacement ou des dépassements si ça arrive la nuit, le dimanche. Mais on est autour de 123 euros versés à la sage-femme par la Sécurité sociale pour un accouchement à domicile. En plus de ça, nous, nous payons la sage-femme 1000 euros. Sur ces 1000 euros, 200 euros seront versés à la doula. Voilà. On dit OK pour la doula que nous propose la sage-femme. De toute façon, on n'en connaît pas d'autres. Et puis, on évoque un peu ce qui s'est passé pour mes précédents accouchements, un historique. Et je l'explique en particulier les trois accouchements de mes garçons. Je vous l'ai expliqué dans l'épisode 328. Avec un pré-travail ou un travail très lent, très long, jusqu'à deux jours pour mon dernier garçon. Avec des contractions qui sont très irrégulières lorsque je suis assise, parfois très espacées. Et des contractions qui sont très rapprochées lorsque je suis de Que pour mon dernier, justement, je m'étais beaucoup reposée, que j'avais laissé faire ces contractions. Et qu'ensuite... Tout
Doula Imposée Et Plan De Naissance
SPEAKER_00était allé très vite et que quand j'avais senti que les contractions étaient vraiment très rapprochées, là seulement on était parti à la maternité, mais donc au bout de deux jours. Et que là, tout s'était passé en deux heures. Deux à trois heures, je suis arrivée, on m'a fait couler un bain. Et dans le bain, en une heure, je suis passée de 4 cm à 9 cm de dilatation. Dix minutes après, j'étais en salle de naissance, en train d'accoucher en trois poussées de mon bébé de 4,1 kg. Bon. Je lui explique donc que ça risque, je sais déjà que ça va être un garçon ce bébé, et donc que ça risque de se passer de la même façon. Peut-être que je me trompe, mais j'ai le sentiment que ce schéma de naissance est peut-être lié au sexe, parce que mes deux filles m'ont fait vivre un accouchement totalement différent. Alors, on quitte ce rendez-vous. vraiment très rassurée. Ah oui, j'ai expliqué, j'ai oublié aussi de vous dire qu'elle m'explique qu'elle nous laissera vraiment gérer le travail à deux, tranquille, qu'elle viendra ausculter régulièrement le bébé et qu'elle suivra l'accouchement à l'oreille, donc en restant à la porte et en écoutant ce qui se passe. Et effectivement, dans les livres que j'ai lus, je sais que des sages-femmes à l'oreille peuvent sentir si une contraction est forte ou pas, elles peuvent entendre en fait les contractions, entendre les bruits que peuvent faire les femmes en travail et savoir si, il ne sache jamais expérimenter, peut savoir si l'accouchement est proche ou pas. Donc ça me parle, ça me rassure. Vous compare très serein et son expérience de pompier volontaire en particulier nous fait très bonne impression. Ensuite, la doula me contacte par message. On a quelques échanges. Bon, ça me confirme que sur le plan technique médical, au final, j'en sais plus qu'elle parce que je me suis beaucoup renseignée et j'en sais plus en particulier sur mon cas. C'est-à-dire qu'à ce moment-là, on s'inquiète d'avoir un bébé macrosome. Elle ne sait pas quels sont les risques liés à un bébé macrosome. Moi, je sais qu'il y a plus de risques d'une hémorragie du postpartum, par exemple. Donc bon, je me dis, elle ne va pas vraiment m'être très utile au niveau technique, mais après tout, un soutien moral, ça sert toujours. Et puis elle m'explique aussi qu'elle va rester dans son coin si je n'ai pas besoin d'elle. En tout cas, il faut que je la prévienne dès les toutes premières contractions pour qu'elle puisse mettre en place un système de garde, parce qu'il y a un moment où son mari sera absent. Donc on se met d'accord. Pas de souci, je la préviendrai, même si elle viendra plus tard. Et puis, à huit mois de grossesse, la sage-femme de l'AAD vient Bien. en visite à domicile. Ça lui permet de repérer le trajet, repérer les lieux dans la maison, voir comment ça va se passer. Je lui montre un petit peu comment on a aménagé la chambre, la salle de bain qui est attenante. On a une très grande baignoire ronde. Pour moi, c'est l'idéal. C'est la grande baignoire dans laquelle on pourrait imaginer accoucher comme dans une piscine de naissance. Moi, je ne veux pas accoucher dans la baignoire, mais je sais que pendant le travail, prendre un bain m'aide énormément. Je me réjouis d'avoir cette configuration où on a une chambre avec la salle de bain attenante et tout ça fermé par une porte qui nous sépare un peu du reste de la maison. C'est vraiment une configuration idéale pour accoucher. Alors, la sage-femme me fait faire un monitoring, si je ne dis pas de bêtises. Elle me fait faire un monitoring... allongée pendant longtemps, pendant trois quarts d'heure, je dirais. Et c'est le seul examen qu'elle fait. Puis elle regarde rapidement le ventre, qui moi me semble énorme, je n'ai jamais eu de ventre aussi gros. Et en même temps, je sens qu'il y a beaucoup de liquide dedans. Donc moi, de mon côté, dans mon expérience, j'en ai quand même eu un certain nombre de bébés, je pense que j'attends un bébé d'à peu près 4,1 kg. Ce qui ne serait pas considéré pour un sixième enfant comme un bébé macrosome, mais quand même un gros bébé. Elle, elle me dit, oh, ça c'est pas un bébé même à Crozo, il fera maximum 3,5 kg à terme. Je reste quand même assez dubitative. J'aime pas trop ce monitoring qu'elle m'impose, allongée, en plus sur le canapé du salon. C'est un peu compliqué parce que je suis en robe, donc ça me gêne un peu pour les enfants qui passent, etc. J'essaie de me couvrir. On aurait pu aller dans ma chambre. C'est ça que je trouve un peu embêtant. Et pourquoi faire un monitoring statique alors que j'aurais pu continuer à bouger Ça m'embête un peu, mais c'est pas très grave. Et puis elle repart un peu plus tard. J'ai mon échographie de croissance, donc une échographie supplémentaire qu'on m'a fait faire après l'échographie du septième mois pour vérifier la taille du bébé. Et là, on m'annonce un bébé de 3,6 kg. Franchement, je n'y crois pas du tout. Je vous ai déjà raconté dans l'épisode 328 comment pour mon aîné, au départ, on s'était inquiété d'un bébé macrosome, donc de plus de 4 kg pour un premier bébé, qu'on m'avait fait faire une radio du bassin, etc. Alors qu'au final, il faisait 3,54 kg. Même avec les marges d'erreur, les calculs ne
Visite À Domicile Et Monitoring Subi
SPEAKER_00sont pas bons. Là, c'est pareil, je sors un gros bébé, ça m'étonnerait très fortement que j'ai un bébé de 3,6 kg. Mais bon, si ça me permet de pouvoir accoucher à la maison, ça me va.
UNKNOWNMerci.
SPEAKER_00Et là-dessus, je voudrais préciser une chose parce que vous dites quand même, elle est peut-être un peu légère avec des choses qui sont des motifs de contre-indication en quelque sorte à l'accouchement à domicile. Il faut distinguer deux choses. Il faut distinguer les motifs médicaux qui sont des généralités et mon cas particulier. J'ai déjà donné naissance sans aucune difficulté à deux gros bébés. Donc ça n'est pas quelque chose qui m'inquiète. Et sans hémorragie du postpartum derrière, avec un utérus qui était très tonique, mon utérus était hyper tonique à mon dernier accouchement. Donc les risques d'hémorragie postpartum, les risques d'avoir un gros bébé, il n'y a pas vraiment de risque pour moi à avoir un gros bébé. Donc ça ne m'inquiète pas. Et puis, on reçoit, on avait été prévenu par la sage-femme, on reçoit un kit de naissance. Donc je m'attendais justement à avoir une glacière avec une poche de sang. Je m'inquiète un peu de savoir comment on va conserver ça. En fait, non, on reçoit une bonbonne d'oxygène, un aspirateur à mucosité et un pied pour perfusion.
UNKNOWNBon.
SPEAKER_00Je m'étonne qu'il n'y ait pas de poche de sang, mais j'imagine que la sage-femme va venir avec. Et puis, le 10 février, mon terme étant prévu le 15 février, je commence à sentir des signes précurseurs du travail. Vous ne le saviez peut-être pas, mais il y a des choses qui peuvent être des signes précurseurs du travail. Par exemple, une énorme fatigue injustifiée. Mais vraiment, je suis épuisée. Et puis, arrivé le soir, j'ai tout le temps besoin d'aller uriner et d'aller à la selle. Et ça, c'est un signe aussi parce que le corps se vide, en fait, pour se préparer à l'accouchement. Et puis, à partir de à peu près 23h, donc on est quasiment le 11 février à ce moment-là, je commence à ressentir des contractions. Des contractions qui sont passées au départ de 10 minutes, puis toutes les 2h, puis 17 minutes, puis 23 minutes, très chaotiques. Je les reconnais. C'est la même chose que pour mes trois garçons précédents. Donc, j'appelle la sage-femme. Je lui explique que pour moi, ce n'est pas la peine de venir, que c'est trop tôt, mais que je commence à sentir des contractions. Elle tient quand même à venir. Ok, pas de souci. Entre-temps, j'ai prévenu la doula que j'ai prévenu des lésines précurseurs que ça allait être dans les jours à venir. Pas tout de suite, mais dans les jours à venir. Là, la doula revient. Elle me fait refaire un monitoring allongé sur le canapé Franchement, ça me barbe un peu. C'est exactement ce que je détestais à l'hôpital, quand on est bloqué. Mais même à l'hôpital, j'ai quand même pu avoir des monitorings en ambulatoire. Pourquoi est-ce que je n'en ai pas là Elle me fait donc un monitoring et puis elle me dit « ce n'est pas le travail ça ». Alors quand même, je l'avais expliqué comment s'étaient passés mes trois travaux, c'est bizarre de le dire comme ça,
Début Du Travail Et Panne D’Eau Chaude
SPEAKER_00mais mes trois types de travail pour mes trois garçons de précédent. Non, non, ça c'est pas du travail. De façon très sèche, comme ça. À ce moment-là, mes contractions s'interrompent. Elles se sont interrompues à l'arrivée de la sage-femme, juste un peu avant. En fait, juste après notre échange téléphonique. Donc, à peu près une heure avant qu'elle arrive. Et puis, au total, mes contractions s'interrompent pendant cinq heures. Je pense que c'est l'interaction avec la sage-femme qui m'a bloquée. Puis elles reprennent. Mais en moyenne, elles sont plus espaces c'est qu'avant, elle met un peu de temps à se rétablir. Au final, toute la journée du 12, ça a commencé vraiment le 10 au soir, minuit. J'avais eu ces contractions le 11, avec une pause de 5 heures au moment de la visite de la sage-femme. Ensuite, toute la journée du 12, des contractions très chaotiques. Parfois, elles se passaient de 2 minutes, 2 minutes, parfois de 1h40. Vous imaginez Mais ça arrive. Moi, ça m'arrive, je fonctionne comme ça, il n'y a pas trop l'air. Arrivé à la nuit, je me fais couler un bain, parce que ça commence quand même à être fatigant, les contractions sont plus fortes. Ah, plus d'eau chaude dans notre salle de bain. Il faut savoir que notre salle de bain a un ballon d'eau chaude à part, et que ce ballon d'eau chaude, clairement, ne fonctionne pas. Et donc, je ne sais pas quoi faire. Enfin, je ne peux rien faire pour ce ballon d'eau chaude. Mon mari ne sait pas quoi faire non plus. On ne trouve pas la panne. On la découvrira plus tard, bien plus tard, mais ce n'est pas grave. Du coup, je descends dans la salle de bain des enfants, qui, elle, n'est pas sur ce ballon d'eau chaude, mais qui est sur la chaudière centrale. Et je me fais couler un bain dans la salle de bain des enfants, qui est une toute petite baignoire, très serrée, pas très large, pas très longue. Mais au moins, ça m'aide à calmer un peu les contractions, qui se rapproche. Donc là, je rappelle la sage-femme, pour lui dire qu'il n'y a pas d'urgence, mais que là, c'est quand même vraiment le moment de venir. Je lui demande au passage si c'est elle qui prévient la doula. Alors elle me dit qu'elle va déjà venir, voir où on en est, et puis qu'à ce moment-là, elle appellera la doula si le travail est vraiment commencé selon elle. En même temps, je comprends, vu que les contractions s'étaient beaucoup espacées le 11. Donc elle arrive, on est maintenant le matin du 13, au milieu de la nuit, en toute fin de nuit, Elle arrive, il me semble que cette fois-ci je fais un monitoring sur le ballon, et puis ensuite elle me fait des auscultations intermittentes, qui sont en fait plus efficaces que le monitoring. C'est-à-dire qu'avec un stéthoscope, elle vient écouter les bruits du cœur du bébé toutes les demi-heures. C'est une pratique qui est plus fiable que le monitoring, mais en maternité en général on ne peut pas le faire, parce qu'il n'y a pas une sage-femme qui peut se libérer toutes les demi-heures pour venir vous ausculter. Je trouve ça un peu dommage, mais c'est comme ça. En tout cas, tout va très bien pour le bébé. tout au long de ces auscultations intermittentes. Et puis, voilà. Moi, je fais mon travail, tranquillement. Alors, je relance la conversation sur la doula. Là, elle me dit « Vous êtes sûre que vous voulez la faire venir » Je suis un peu surprise parce que c'est quand même elle qui nous l'a imposée. Mais je dis « Bah oui, tant qu'à faire. » Moi, j'ai envie de me dire « Mince, on l'a payée, quoi. On l'a payée, que ce ne soit pas pour rien. » Parce que là, de toute façon, on devra la payer. Donc, elle se décide à l'appeler. Alors, je pose à ce moment-là la question des poches de sang. Et elle me dit que « Bah non, évidemment qu'elle n'a pas de poche de sang pour me transfuser. Elle a seulement une solution
Consentement Bousculé Et Paroles Blessantes
SPEAKER_00salive pour me perfuser. Alors effectivement, perfuser, c'est le mot qu'elle avait employé pendant notre première visite. Mais pour moi, elle voulait dire perfuser au sens de me mettre une poche de sang. Et qu'en fait, tout ce qu'elle peut faire, c'est me mettre une solution saline pour éviter un choc hypovolémique. C'est-à-dire que si on a trop peu de volume de sang dans le système sanguin, le corps rentre en état de choc et c'est l'un des grands dangers à perdre beaucoup de sang. Et en fait, effectivement, plus tard, je découvre que les sages-femmes, en cas d'hémorragie du postpartum, elles peuvent faire un massage utérin, elles peuvent mettre de l'autizocine de synthèse, du synthocinon, pour accélérer des contractions qui vont permettre justement d'éviter l'hémorragie. Mais bon, elle aurait pu m'expliquer en amont quand même. Je trouve ça un peu bizarre. Les contractions sont toujours irrégulières, le travail est long, mais je le fais tranquillement. J'ai mon ballon, j'ai un ballon de grossesse. On a des poutres dans notre chambre auxquelles j'ai suspendu des grands draps, donc j'ai des draps suspendu. Et puis, chaque fois qu'elle m'examine, quand même, parce qu'elle me fait plusieurs touchés vaginaux, les contractions ralentissent. Mais le travail se poursuit. Apparemment, la sage-femme a l'air de tenir à ce que j'accouche dans l'eau. Moi, c'est pas du tout mon projet. J'ai rien plus qu'à dire que pour moi, c'est traumatisant parce que mon fils précédent s'est noyé. Donc, l'idée que ce fils-là naissent dans l'eau. Je n'aime pas cette idée. Je ne l'aime pas du tout. Elle me révulse totalement. Mais je suis tout à fait partante pour un travail dans l'eau. Et du coup, vu que maintenant je suis dans ma chambre et que je ne vais pas me balader à moitié dévêtue entre ma chambre et la salle de bain des enfants, la doula et elle remplissent la baignoire à coups de bouilloire. Oui, de bouilloire. Elles font chauffer des marmites d'eau, des bouilloires, etc. Elles font des allers-retours pour me remplir cette gigantesque baignoire ronde. Je vais être franche, je trouve ça délirant. Mais bon, ok. Si ça les amuse. Moi, je suis partante pour avoir une partie de mon travail dans l'eau. Je sais que ça va me faire du bien. Mais je ne serai pas allée jusque-là. Pendant le travail, je ressens une forte pression sur l'avant, sur la vessie, sur l'urètre. Et je le dis à la sage-femme. Elle me pousse à prendre des positions, une espèce de posture semi-allongée, avec cette espèce d'écharpe suspendue, enfin de drap suspendu, qu'on a accrochée. Et je ne me sens pas bien dans cette position. Alors, je vérifierai plus tard. Après l'accouchement, effectivement, les postures que je cherchais à prendre spontanément, qui étaient plutôt des postures avec le dos enroulé, totalement basculé, le haut de mon corps vers l'avant, basculé, le dos bien rond sur le ballon, en fait, c'était les plus propices pour une bonne présentation du bébé, qui justement avait l'air de se présenter plus vers l'avant. Donc, j'aurais mieux fait de suivre mon instinct. Mais je l'écoute. Puis bon, je me dis quand même, non, là, je ne me sens pas bien, c'est inconfortable. Puis, il faut une force, en fait. Il faut vraiment tenir sur les bras pour rester semi-allongé, suspendu. C'est épuisant. Donc, je n'ai pas envie de m'épuiser comme ça et j'arrête. Et puis, à un moment, je sens quand même ce bébé aussi qui va vers la hanche droite. Alors, je change un peu mes positions, je m'adapte, je bouge et je réussi à le ramener vers le centre. Je le sens. Et c'est là où c'est très beau dans un accouchement à domicile, c'est qu'en fait, si on se concentre sur son ressenti, on sent beaucoup de choses. Alors que quand on est sanglé par un monitoring, qu'on nous impose de rester allongé ou quoi que ce soit, on n'arrive plus à sentir les sensations. Là, j'arrive à les sentir et, parce que je le vérifie après coup, les positions que je prends sont les bonnes, instinctivement. Et puis à un moment, la sage-femme me fait un toucher vaginal pour voir où j'en suis. Elle me demande mon accord avant de le faire, ok. Et puis, elle retire sa main et me dit « Vous êtes à combien de centimètres » Et j'ai senti la poche des os. J'ai essayé de la rompre avec les doigts, mais je n'ai pas réussi. Alors là, je tombe des nues. Pour moi, c'était inadmissible. Une rupture des membranes, c'est quand même un acte médical. C'est tout sauf anodin. Vous ne le savez peut-être pas, mais une rupture des membranes, ça peut entraîner ce qu'on appelle une procidence du cordon. C'est-à-dire que dans le flot du liquide amniotique qui sort, le cordon peut sortir en premier avant le bébé et donc sortir du col de l'utérus. Et le souci, c'est que du coup, il peut être très fortement compressé. Or, le cordon, c'est ce qui apporte l'oxygène au bébé. Donc, il peut y avoir une détresse fétale. Donc, c'est quelque chose de très grave. On ne fait pas une rupture des membranes comme ça, dans n'importe quelle condition. Et c'est un acte médical pour lequel il faut un consentement que je n'avais pas donné et que j'aurais d'ailleurs refusé si elle m'avait demandé l'autorisation. À plusieurs reprises, elle mentionne un peu mon utérus. Elle le... Elle dit que mon utérus doit être vieux et fatigué. Franchement, ça fait toujours plaisir. Je vous rappelle que l'accouchement précédent, il était tout sauf vieux et fatigué. Et puis elle commence à me donner des ultimatums. On dirait qu'elle s'inquiète de la durée du travail. Mais je l'avais prévu. Et en fait, on est totalement dans les clous de mon accouchement précédent. Il n'y a rien de surprenant. Et encore une fois, le cœur du bébé va super bien, même pendant les contractions. Il ne souffre absolument pas. Il pète le feu. Il est en pleine forme. Et moi, je me sens bien.
UNKNOWN»
SPEAKER_00elle commence à me dire « Ah, si à telle heure vous n'êtes pas dilaté à 7 cm, je vous transfère. » Ou alors « Si à telle heure il n'est pas recentré, je vous transfère. » Parce qu'à un moment, elle s'aperçoit que le bébé part vers la hanche droite, une deuxième fois. Alors qu'il a commencé à pas mal descendre. Donc, il risque de se retrouver bloqué vers la hanche droite. Je lui demande, je trouve ça dingue qu'elle ne me le propose pas spontanément, mais je lui demande quelle position je peux prendre pour recentrer le bébé. Est-ce il y a des choses que je peux faire. Mais je la sens réticente à m'aider à ça. Donc, elle me conseille des choses qui m'étonnent un peu, d'ailleurs, parce que j'ai l'impression que ce qu'elle m'invite à faire aurait plutôt tendance à le faire partir à droite plutôt que le faire partir à gauche. Je fais ce qu'elle me dit. En particulier, elle me demande de me mettre allongée sur le ventre, en fait, en appui sur mes avant-bras, les fesses en l'air. Enfin, donc... Un peu comme la position de la prière à Allah, vous voyez, sur mes tibias, les avant-bras sur le lit, les fesses en l'air pour essayer de faire remonter un peu le bébé. Bon, ok. Et à chaque fois qu'elle me fixe des ultimatums, mon corps répond, il n'y a pas de soucis. Bien avant l'heure indiquée, je suis dilatée à 7, bien avant l'heure indiquée, le bébé est recentré, etc. Mais le travail suit son cours et reste lent. Mais pour moi, c'est normal. Et puis ça s'accélère quand même. Je suis passée à 7, le bébé est recentré, je sens qu'il va descendre. Et puis là, elle me fait une réflexion qu'elle me prend à part, et elle me dit « Mais votre enfant précédent, là, est-ce que vous en avez fait votre deuil » Je suis choquée, tout simplement, profondément choquée de cette façon de me parler de mon fils qui est mort. de cette façon d'aborder le sujet. Je me dis qu'elle n'a vraiment aucun tact, et puis aucune connaissance sur le deuil, parce qu'elle saurait qu'un parent n'a jamais fait son deuil d'un enfant, qu'on ne fait pas son deuil qui serait fini une bonne fois pour toutes. Donc je lui dis, je lui dis, mais on ne fait pas son deuil d'un enfant. C'est quelque chose qui nous accompagne pour la vie. Mais c'est pas le problème, là. Il n'y a aucun souci vis-à-vis de ça. Mais elle me fait de la psychanalyse de comptoir à deux balles, tout simplement. Et... Je lui rappelle que le processus est exactement le même que pour mes autres garçons. C'est ce que je lui avais dit au départ. Mais... Sa façon de faire, là, m'a profondément choquée. Vraiment.
UNKNOWNEt...
SPEAKER_00justement, elle aurait pu avoir touché une corde très sensible, et elle aurait pu bloquer totalement mon accouchement, avec une remarque de ce genre aussi choquante. Enfin bon. Comme je vous disais, l'accouchement, le travail s'accélère, tranquillement, et je commence à ressentir des contractions de poussée. Il se trouve que c'est... J'ai toujours la poche des os qui est intacte. C'est la poche des os qui commence à sortir, et je la sens bomber à ma vulve, et je suis toute heureuse, parce que je me dis, mais si ça se trouve, mon bébé va naître coiffé. Je trouverais ça rigolo. C'est la première fois que ça m'arrive de pouvoir sentir la poche des os, c'est une chouette expérience pour moi, je prends même une photo, vous voyez. Et donc j'appelle la sage-femme pour lui montrer la poche des os, lui dire, vous voyez, l'expulsion progresse, tout va bien.
Poussées Dirigées Puis Situation À Risque
SPEAKER_00Et puis elle la manipule un peu. Moi je me disais qu'en plus avec un gros bébé, le fait d'avoir la poche des os jusqu'au bout, ça allait l'aider à glisser dehors. Ça serait sûrement un accouchement plus facile si la poche des os pouvait rester intacte le plus longtemps possible. Mais la sage-femme touche un peu la poche des os, elle la manipule et elle éclate. Je ne saurais jamais si la poche des os aurait éclaté de toute façon. Mais vu ce qui s'était passé auparavant, où elle avait déjà tenté une rupture des membranes, je pense très sincèrement qu'elle l'a rompue volontairement. Ce qui me... Ce qui me révulse encore. Peut-être que de toute façon, même si elle ne l'avait pas rompue, elle se serait rompue toute seule peu de temps après. Mais quand même. Encore une fois, il y avait un risque de procidence du cordon. Et c'est hallucinant de prendre ce genre de risque dans un accouchement à domicile alors qu'on est censé respecter la physiologie au maximum. Je vous rappelle ce que je vous disais dans le podcast 329. Ce qui garantit le mieux la sécurité d'un accouchement à domicile, c'est le respect de la physiologie. Plus on laisse la physiologie se faire, parce qu'on né dans une grossesse physiologique. Sinon, on serait allé accoucher à la maternité. Plus on laisse la physiologie faire les choses, plus l'accouchement est sûr. Moins on prend de risques pour la maman, moins on prend de risques pour le bébé. Et faire une rupture des membranes sans avoir demandé de consentement, c'est tout simplement une violence gynécologique. Ou une violence obstétrique, peu importe. Ça, j'en avais vécu à l'hôpital, je ne pensais pas en vivre à domicile avec une sage-femme à qui j'avais accordé ma confiance. Et qui l'a totalement réduite à néant à ce moment-là. Ensuite, je me suis mise sur les toilettes pour pouvoir pousser à ce moment-là. parce que ça me donnait une position qui était pratique mais j'ai pas envie de rester sur les toilettes parce que j'ai quand même pas envie que mon bébé naisse dans les toilettes bon ça arrive très fréquemment qu'une femme qui a un accouchement physiologique effectivement se mette sur les toilettes à un moment donné mais en général le bébé ne n'est pas dedans je vous rassure et tout de suite je vois la seule femme qui donne des instructions à la doula pour disposer des coussins sur le sol elle me dit ok très bien et elle me dit de me mettre en position semi-allongée semi-assise, semi-allongée sur des coussins qui sont un petit peu en gradin, si vous voulez, pour que je sois semi-allongée. Moi, je me dis que j'avais lu que c'était la pire des positions pour accoucher après la position gynécologique pied dans les étriers. Il n'y a pas la gravité qui agit, on n'est pas mobile, on ne peut pas bouger le bassin. Donc, je le lui dis et je lui dis non, il ne faudrait pas plutôt me mettre à quatre pattes parce que là, j'ai plutôt envie de me mettre à quatre pattes. Elle me dit ok. Et puis, deux contractions plus tard, elle me dit mais en fait, je n'arrive pas à vous examiner. Elle essaie de me faire un tout coucher vaginal pour voir la dilatation de mon col. Je n'arrive pas à vous examiner dans cette position, donc remettez-vous en position semi-allongée. Ça me fait râler, mais en même temps, là j'ai les contractions très fréquentes, on est sur la fin. Je ne ressens pas l'envie de pousser, mais je sens que les contractions sont fortes, que mon bébé est en train de descendre, et que le bébé est en train vraiment d'appuyer sur le col. Et puis, c'est le moment où on est le plus vulnérable dans un accouchement. Donc, je me laisse faire. À ce moment-là, elle me dit de pousser. Et elle me fait faire des poussées dirigées. Je lui dis « Non, mais je croyais que les poussées dirigées, c'était dangereux pour un accouchement physiologique, qu'il ne fallait pas en faire, quoi. Surtout quand on était à domicile.
UNKNOWN»
SPEAKER_00Et elle me dit « Non, non, c'est comme ça qu'on pousse. » Je sais, moi, que c'est pas comme ça qu'on pousse. Il y a une façon de pousser qui est très différente, qui ne force pas sur la tête du bébé, et qu'une poussée dirigée, c'est dangereux, en fait, pour le bébé. Que c'est là qu'il peut y avoir des détresses respiratoires, que le bébé peut être comprimé, que c'est forcer la nature, en fait. Et que je sais que dans mes accouchements précédents, sans péridural, je sentais des contractions d'expulsion, et que dans ces moments-là, je soufflais d'une certaine façon, et je cherchais, en à m'extraire de mon bébé. Je ne cherchais pas à pousser le bébé hors de moi, mais à à me retirer d'autour de mon bébé. Je ne sais pas si vous avez l'image. Cette image-là, en tout cas, m'aidait beaucoup. Et dans mes accouchements précédents, ça s'est passé sans aucun problème. Elle me fait faire des poussées dirigées. Et encore une fois, elle me crie dessus presque. Donc je suis très vulnérable, je me laisse faire. Même si j'ai râlé un peu. Et puis, elle a mis un miroir devant pour que je puisse voir la naissance de mon bébé. Donc j'ai hâte, je me dis, il va naître, allez, ça va être très rapide. Et puis elle me fait pousser, pousser, pousser. Alors que je ne ressens pas d'envie de pousser, moi. Et puis elle me dit, je vois sa tête, je vois sa tête et je vois ses cheveux. Super, elle me fait pousser encore plus fort. Et puis, il ne sort pas. Donc là, elle s'inquiète, moi aussi. Et elle me réexamine. Et là, en fait, la nouvelle tombe, je n'étais pas totalement dilatée. J'étais à 9 cm quand elle m'a fait pousser. Et du coup, le col s'est épaissi sous l'action de ses poussées. Il y a un œdème. Évidemment, quand on pousse sur un muscle qui est là, qui n'est pas encore totalement ouvert, il gonfle. Voilà. Donc là, c'est ce qui s'est passé. Le col s'est épaissi. Là, à partir de maintenant, ça devient dangereux. Parce que si je pousse, je risque de faire mal à mon bébé. Je risque de le bloquer. Là, je risque de finir en césarienne. Là, on ne rigole plus. Voilà, c'est la fin de cette première partie. J'ai souhaité couper cet épisode en deux. Vous aurez la suite la semaine prochaine, au prochain épisode. A très bientôt, votre petite sourisette, Anne-Laure.