Montessori avec les Montessouricettes, pour les parents et les pros

321. La meilleure méthode pour apprendre une langue étrangère (Redif)

Anne-Laure Schneider Episode 321

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Aujourd’hui, il est presque impossible de ne parler que le français. L’anglais est présent partout, les humains n’ont jamais autant voyagé que de nos jours, et nous vivons dans une société mondialisée où nous avons aussi bien accès à des mangas japonais que des films africains, à des chansons sud-américaines qu’à des livres aborigènes.

Je discute donc avec de nombreux parents qui se demandent comment apprendre une langue étrangère de façon aussi efficace que possible à leurs enfants. Alors comment faire pour apprendre une langue étrangère ? Des études scientifiques aux différents types de méthodes pédagogiques, je vous explique tout dans cet épisode pour aider votre enfant à apprendre une langue étrangère (ou pour apprendre vous-même !).


LIENS :
Valeur propédeutique de l’espéranto (Wikipedia)

Article de Claude Piron sur L’espéranto du point de vue psychopédagogique (en italien, mais vous pouvez le traduire sous Chrome, en faisant un clic droit et Traduire en français, la traduction est très claire)

Foire aux questions Espéranto France

Pour apprendre l’espéranto : ikurso

Duolingo : lien de parrainage :

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Présentation Du Podcast

Pourquoi Les Langues Sont Inévitables

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chers amis, si vous envisagez l'instruction en famille pour un ou plusieurs de vos enfants l'année prochaine, vous vous posez peut-être déjà la question des fameux dossiers de demande d'autorisation qui doivent être déposés entre le 1er mars et le 31 mai 2025 pour la rentrée 2025-2026. Ça approche, ça approche très vite et personnellement, je vous recommande de les envoyer le plus tôt possible pour tout un tas de raisons. Mais si vous ne savez pas comment vous y prendre, alors je vous invite très simplement à rejoindre l'accompagnement des Montessori 7. Cet accompagnement, je l'ai créé en particulier avec les familles en IEF à l'esprit. Vous allez y retrouver trois choses. Premièrement, des ressources chaque mois sur un nouveau thème qui vont pouvoir venir compléter votre instruction. Par exemple, les ressources du mois de janvier étaient sur l'apprentissage des chiffres romains avec plein de ressources très ludiques pour les enfants. Toujours, toujours dans un esprit Montessori puisque c'est le cœur de la pédagogie que moi-même je pratique et à laquelle je forme. Deuxième chose, le soutien d'une communauté vraiment bienveillante, vraiment chaleureuse, de belles personnes, tout simplement. L'accompagnement réunit toujours à peu près 80 familles, donc c'est à la fois suffisamment petit pour se sentir à l'aise, pour apprendre à connaître les gens, et en même temps suffisamment grand pour avoir une vaste variété de profils et de particularités dans la pratique de l'instruction en famille. Et la troisième chose, ce sont les séances de questions-réponses. deux fois par mois, durant lesquels vous pouvez me poser toutes vos questions en direct sur Zoom. Je vous laisse maintenant écouter votre épisode et puis je vous en reparle un petit peu plus en fin de parcours. Bienvenue sur le podcast des Montessori 7, Montessori à la maison. Je suis Anne-Laure Schneider, formatrice Montessori et maman de cinq enfants instruits en famille. Ma mission, c'est d'aider les parents, les assistantes maternelles, bref, tous ceux que dans notre communauté nous appelons des souris 7, à mettre en pratique la philosophie Montessori chez eux, avec leurs enfants ou les enfants qu'ils gardent. Dans ce podcast, nous parlerons donc de pédagogie Montessori, mais aussi de discipline positive, d'instruction en famille, ce que l'on appelle aussi l'école à la maison, de co-schooling et de bien d'autres choses. Vous le savez bien sûr, mais aujourd'hui il est presque impossible de ne parler que le français. L'anglais est présent partout, les humains n'ont jamais autant voyagé que de nos jours, et puis nous vivons dans une société mondialisée. Nous avons tous aussi bien accès à des mangas japonais que des films africains, des chansons d'Amérique du Sud ou des livres aborigènes. Il est donc indispensable de nous ouvrir sur le monde. Et c'est ainsi que je discute avec de nombreux parents qui se demandent comment apprendre, comment enseigner une langue étrangère de façon aussi efficace que possible à leurs enfants. C'est pourquoi j'ai décidé d'y consacrer deux podcasts, celui de cette semaine et celui de la semaine prochaine. Aujourd'hui, nous aborderons la meilleure méthode scientifiquement prouvée pour... aborder l'apprentissage d'une langue étrangère. La semaine prochaine, nous aborderons un outil pédagogique particulièrement riche pour enrichir son vocabulaire dans d'autres langues. Et ça tombe bien parce que ce mois-ci, dans l'accompagnement des Montessori 7, c'est justement le thème que nous avons retenu, l'apprentissage des langues étrangères, avec tout un tas de ressources spécifiquement pour aider les parents à enseigner une langue étrangère à leurs enfants ou pour progresser eux-mêmes dans une langue étrangère. Tous les liens dont je vais parler y compris le lien vers l'accompagnement pour nous rejoindre et donc découvrir les ressources de ce mois-ci sont dans les notes de cet épisode et donc vous trouverez tous les liens des études également que je vais mentionner dans les notes de cet épisode. Nous allons parler d'études scientifiques, de différents types de méthodes pédagogiques, bref je vais tout vous expliquer sur l'apprentissage des langues. Alors ce qu'il faut comprendre, c'est que plus on apprend de langues, plus c'est facile. Apprendre une deuxième langue est toujours plus facile que la première. En apprendre une troisième sera encore plus facile que la deuxième, etc. C'est pour ça que, passé un certain stade, les grands polyglottes n'ont aucune difficulté à apprendre de plus en plus et de plus en plus de langues. Bien évidemment, c'est plus facile lorsqu'on apprend des langues qui sont de la même famille. Alors, quand je parle de famille de langues, je parle de différentes choses. Vous avez des grandes familles linguistiques, comme ce qu'on appelle les langues indo-russes, Par exemple, ça c'est une grande famille qui recouvre des langues parlées en Europe et en Inde et qui ont une racine commune, du moins on le suppose, qui serait l'indo-européen. En tout cas, il y a des liens, des cousinages entre ces langues. Ça c'est une grande famille de langues. Mais vous en avez beaucoup d'autres. Par exemple, les langues afro-asiatiques, les langues japoniques, autour du japonais, les langues mongoles, sino-tibétaines, donc chinois, tibétain, les langues turques. etc. Les langues nigéro-congolaises, donc le nigérois, le congolais, etc. Et dans ces grandes familles de langues, vous avez des sous-familles de langues. Par exemple, prenons l'exemple des langues indo-européennes, que vous avez plus de chances de connaître. Parmi ces langues, vous avez évidemment les langues romanes, comme le français, l'italien, l'espagnol, plus surprenant, le roumain, qui fait partie des langues romanes. On peut les appeler aussi les langues italiques, comme italien. Mais vous avez aussi des langues germaniques, comme par exemple l'anglais ou l'allemand. Vous avez des langues celtiques comme le breton, le gaélique, le gallois, l'écossais, etc. Vous avez l'albanais qui est une langue totalement à part. Vous avez les langues héléniques autour du grec, les langues indo-iraniennes donc les langues parlées en Inde et en Iran, les langues balto-slaves, comme le lituanien, etc. Et puis les langues slaves, comme le russe, évidemment. Et l'arménien, qui est là aussi une langue... solitaire, qui n'a pas tellement de parenté avec les autres. Comme vous voyez, tout ça est bien complexe. Et évidemment, lorsqu'on a appris le français, il est plus facile d'apprendre l'italien ou l'espagnol, en tout cas au niveau du vocabulaire, que d'apprendre l'anglais ou l'allemand. Inversement, lorsqu'on a déjà appris l'anglais, l'allemand sera plus facile. Et inversement, si vous avez appris le breton, le gaélique sera sans doute plus facile. À part cela

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Familles De Langues Et Effet Polyglotte

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À ma connaissance en tout cas, et après de nombreuses recherches sur le sujet, je n'ai trouvé aucune étude scientifique sur l'efficacité de telle ou telle méthode d'apprentissage des langues. Alors laissez-moi vous expliquer quelles sont les différentes méthodes qui existent à l'heure actuelle. Vous avez ce qu'on pourrait appeler la méthode traditionnelle. Dans une méthode traditionnelle, on a une grammaire qui nous apprend les règles de grammaire, un dictionnaire et puis un manuel avec des textes et du vocabulaire thématique. C'est typique de l'enseignement classique en France, même si souvent la grammaire n'est pas forcément séparée, c'est souvent un encart dans le manuel scolaire. Mais c'est comme ça qu'on apprend, pas toujours, mais assez souvent, où la grammaire est enseignée de façon déductive. C'est-à-dire qu'on apprend les règles et on se contente de les mettre en pratique ensuite dans des textes. Il y a également ce que l'on peut appeler la méthode directe. Dans la méthode directe, on fonctionne en immersion. C'est-à-dire que dès le départ, si on apprend l'anglais, par exemple, le professeur ne va parler qu'en anglais. Du coup, le professeur va utiliser beaucoup de gestes, beaucoup de mimiques, beaucoup d'expressions du visage pour faire comprendre ce qu'il dit aux élèves. Par exemple, pour faire comprendre« tall», grand, il va prendre sa main et la mettre très très haut. Et puis« small», petit, il va mettre la main très bas pour montrer la différence. Il va peut-être montrer un grand élève en disant« you are tall» et un petit élève en disant« you are small». Ça, c'est propre à la méthode directe. C'est une méthode très active. On part toujours du connu vers l'inconnu et on utilise énormément l'oral avant tout. La grammaire dans ce cadre-là est plutôt vue de façon inductive. C'est-à-dire que l'élève va être mis dans... dans la possibilité d'entendre la langue dans plein de contextes différents, et il va devoir en induire les règles de grammaire. Le principe derrière la méthode directe, c'est que c'est comme ça qu'apprend le jeune enfant pour sa langue maternelle. Donc ça paraît raisonnable. Le souci, c'est que, attention, un enfant n'apprend pas un langage de la même façon à 8 ans et à 2 ans. Son cerveau n'est plus construit de la même façon. Un enfant qui apprend très jeune deux langues en parallèle, par exemple parce que son père et sa mère sont de deux nationalités différentes, parlent deux langues différentes et les parlent au quotidien à la maison. Cet enfant va en fait développer une seule structure du langage dans son cerveau, mais avec des passerelles entre les deux langues. Tout va être interconnecté. A l'inverse, un enfant qui apprendra plus tard une deuxième langue va développer comme un deuxième centre du langage dans le cerveau. Donc vous voyez que le schéma n'est pas le même et donc il ne faut pas chercher nécessairement à plaquer la façon d'apprendre des très jeunes enfants pour l'apprentissage d'une langue un petit peu plus tard dans la vie. Vous avez un troisième type de méthode qui sont les méthodes audio-orales. Ça ce sont les méthodes du type assimile. On entend des phrases, on essaie de les répéter. Le but est de construire des habitudes, des automatismes. À force d'entendre les phrases et de les répéter, on va être à l'aise dans des situations courtes. courante de la vie quotidienne. Par exemple, si on veut aller dans un pays en touriste, on aura répété, on se sera entraîné avec des phrases comme« Puis-je avoir une chambre s'il vous plaît

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» ou« Pourrais-je manger une pizza

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» ou« Où sont les toilettes les plus proches

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» Voilà. Mais sorti de ces habitudes et de ces automatismes, il peut être parfois un petit peu difficile de formuler des phrases moins habituelles. Des choses que l'on n'a pas forcément l'habitude de dire tous les jours, mais dont on peut avoir besoin à un moment donné. Donc ça ce sont les méthodes audio-orales. Et puis vous avez d'autres approches encore. Vous avez, alors désolé pour le jargon, la méthode structuro-global audiovisuelle. Il y a eu un peu plus tard l'essai de l'approche communicative. Et puis, juste pour parler d'une dernière méthode, aujourd'hui on parle aussi d'approche actionnelle, qui va consister à parler la langue en réalisant un projet. C'est-à-dire qu'un cours de langue ne sera pas réellement un cours de langue n'est un projet par exemple l'organisation des journées portes ouvertes de l'établissement durant lequel on va parler une langue une langue étrangère et donc ça va être l'occasion de pratiquer sans arrêt cette langue étrangère donc méthode traditionnelle méthode directe méthode audio orale et puis méthode structure globale audiovisuelle approche communicative approche actionnelle et bien ça va peut-être vous étonner mais il n'existe pas vraiment encore une fois à ma connaissance de comparaison scientifique entre ces méthodes et en réalité tout dépend de l'élève de départ de son âge par exemple comme je voulais mentionner tout à l'heure de sa langue maternelle puisqu'encore une fois il va être plus facile d'apprendre l'italien quand on a fait du français que l'anglais tout va dépendre aussi de sa culture de la richesse de son vocabulaire dans sa langue de départ etc etc donc tout dépend de l'élève mais tout va aussi dépendre de l'objectif. Est-ce que votre objectif est de pouvoir partir en vacances et vous dépatouiller dans la langue

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Est-ce que votre objectif est de travailler dans le pays et donc de pouvoir employer un vocabulaire professionnel

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Est-ce que votre objectif est de lire des romans et donc de maîtriser un style plus littéraire avec des nuances de style assez subtiles

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Tout cela, ça va évidemment avoir une influence sur la meilleure méthode. Et puis, tout simplement tout ne fonctionne pas avec tout le monde et suivant le mode d'apprentissage de chacun en particulier le type de mémoire mémoire plutôt visuelle mémoire plutôt auditive bien tout ne va pas fonctionner de la même façon en ce qui me concerne par exemple je n'ai jamais bien fonctionné avec les méthodes assimiles ça ne m'a jamais vraiment convenu parce qu'il y avait un trop grand rôle de l'oral alors que je suis très visuel au niveau de la mémorisation et puis j'ai énormément besoin de structure donc je ne suis tout à fait pas partant pour apprendre la grammaire de façon inductive, en partant du langage pour en induire les règles de grammaire qui sont derrière, mais j'ai aussi besoin à un moment qu'on m'expose les règles de grammaire d'une façon explicite. Et ça, ça n'est que peu présent dans les méthodes du type assimile. ou en tout cas on n'a pas de vision d'ensemble. Par exemple, une langue à déclinaison, comme l'allemand ou le russe, les méthodes assimiles vont vous faire aborder un cas à la fois. Il va falloir attendre d'avoir parcouru peut-être 20 leçons différentes avant d'avoir une vision d'ensemble de la déclinaison. Et ça pour moi, ça me complique le processus d'apprentissage parce que je ne peux pas faire de lien entre les différents cas. Alors que lorsque j'ai une vision d'ensemble, je suis davantage capable de mémoriser et d'utiliser dans la pratique tout ce que j'ai appris. vous mettre en évidence aussi à quel point les méthodes diffèrent en fonction des objectifs. On discutait justement il y a peu de temps avec mon assistante des souvenirs qui nous restaient en allemand, sachant que l'une comme l'autre nous avons fait peut-être huit ou neuf années d'allemand. Et mon assistante me disait qu'en préparant du matériel justement pédagogique, qu'elle ne se rappelait absolument plus comment on disait« jupe» en allemand. et alors moi je me rappelais le mot jupe mais je ne me souvenais pas du mot pantalon pourtant je peux vous dire Je peux vous parler de sauvegarde de l'environnement en allemand. Et je peux même vous dire comment on dit objecteur de conscience. Kriegdienstverweigerer. Voilà, c'est un mot facile à placer dans la conversation quotidienne en allemand. C'est cadeau. Voilà, pour vos prochaines vacances en Allemagne, vous pourrez vous amuser à caser Kriegdienstverweigerer. Pourquoi

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Les Grandes Méthodes D’Apprentissage

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Tout simplement parce que l'allemand que l'on apprend, en tout cas qu'on apprenait à mon époque, moi qui suis vieille maintenant, que l'on apprenait à mon époque au lycée, c'était essentiellement de l'allemand journalistique. Et on nous apprenait à commenter des articles de journaux sur l'actualité. Malheureusement, l'allemand quotidien, nous ne l'avons au final qu'assez peu pratiqué, un petit peu au collège, mais comme on ne l'a pas repratiqué ensuite, j'avoue que j'en ai oublié une bonne partie. Avec tout ça, vous allez me dire, on est bien avancé. Je vous ai parlé de plein de méthodes différentes. Je vous ai expliqué qu'en gros, ça dépendait, qu'on n'avait aucun critère scientifique pour nous aider à décider entre ces différentes méthodes et qu'en plus, ça allait convenir différemment à différents enfants. C'est-à-dire que même si on pouvait prouver que l'une de ces méthodes était de manière générale plus efficace qu'une autre, peut-être que pour votre enfant spécifiquement, elle serait moins efficace qu'une autre méthode. Vous voyez, c'est le poids des statistiques. Les statistiques ne sont qu'une moyenne. Donc même si la moyenne des élèves réussit mieux avec telle méthode, ça ne veut pas dire que c'est la meilleure méthode pour votre enfant spécifiquement. En revanche, il y a une chose qui est prouvée scientifiquement. Et c'est là où les choses deviennent passionnantes. C'est l'intérêt d'utiliser ce qu'on pourrait appeler une langue propédotique. Qu'est-ce que c'est qu'utiliser une langue propédiotique

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Objectifs Et Profils D’Apprenants

La Langue Propédeutique Prouvée

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Revenons-en à ce que je vous disais au début. Le plus dur, c'est d'apprendre une première langue. Ensuite, en apprendre une deuxième est plus facile. Et une troisième encore plus facile, etc. Eh bien, depuis... On le sait depuis un peu plus d'un siècle. Mais il y a toute une expérience qui a été menée dans les années 70-80 et qui a démontré qu'utiliser une langue simple comme l'espéranto, par exemple... comme première langue d'apprentissage pouvait faciliter l'apprentissage des autres langues ensuite. Autrefois, le latin, par exemple, jouait ce rôle de langue propédeutique. Le latin, c'est une langue qui était, en tout cas, universelle, qui n'est pas propre à un pays ou une nation en particulier. C'était la langue de l'Église, avant ça c'était la langue de l'Empire romain. C'était une langue commune, une langue universelle. Alors évidemment, dans l'univers occidental, il est évident qu'on ne parlait pas latin dans le sud de l'Afrique, mais on parlait latin dans le nord de l'Afrique. Ça, c'est intéressant quand même. Et c'est une langue qui est très régulière. C'est ce qui fait son intérêt. On parle souvent des capacités logico-déductives, bref mathématiques si vous voulez, qui sont développées grâce à l'apprentissage du latin. C'est parce que c'est une langue très régulière. Et c'est ce qui en fait une possible langue propédotique. Alors j'y reviendrai un petit peu après, ce qu'est une langue propédotique, mais le latin était utilisé comme cela autrefois. Malheureusement, c'est une langue qui reste complexe. Et si vous avez déjà fait du latin, Vous savez peut-être qu'il y a cinq déclinaisons, donc que les mots changent en fonction de leur fonction dans la phrase. Si c'est un sujet, un complément d'objet direct, etc., ça n'aura pas la même terminaison. Et il y a cinq déclinaisons, donc cinq types de terminaisons différentes pour chaque fonction de la phrase. Et pour chacune de ces déclinaisons, laissez-moi être précis, il y a six cas. Donc pour six fonctions différentes dans la phrase, vous avez cinq groupes de mots qui ont des terminaisons différentes à chaque fois. Donc ça vous fait 30 terminaisons à retenir au total. Pour les conjugaisons, là où en français nous avons trois groupes de verbes, enfin bon, soyons honnêtes, le troisième groupe c'est un petit peu un fourre-tout dans lequel il y a tout un tas de verbes différents, eh bien en latin nous avons cinq groupes de verbes avec des conjugaisons différentes à fois nous avons le masculin et le féminin en français les romains les latins ont le neutre merci le latin d'intégrer un troisième genre donc avec une difficulté encore supplémentaire oui parce que ces cinq déclinaisons avec ces six cas il faut les multiplier par trois genres donc en fait c'est 90 terminaisons que vous devez retenir quel bonheur donc le latin est une langue assez complexe Et pour autant, elle reste très intéressante parce qu'elle est régulière, elle est logique, elle est cohérente. Il y a très peu, voire aucune exception. aux règles grammaticales en latin. Donc ça permet un apprentissage très rigoureux qui est rassurant pour les élèves. Ça reste aussi évidemment une langue intéressante pour la culture à laquelle elle donne accès, que ce soit les livres écrits en latin, les livres des auteurs classiques comme Cicéron, etc. Mais aussi pour tout le travail étymologique qu'elle permet. C'est vrai qu'il est beaucoup plus facile de comprendre des liens entre les mots français ou de comprendre comment le... La langue française s'est développée en partant des mots latins. Bon, on pourrait donc utiliser le latin comme première langue à apprendre avant d'apprendre d'autres langues, comme l'anglais, l'italien, l'espagnol, l'allemand, etc. Mais il y a une langue qui présente plus d'intérêt. pour ce rôle de langue propédeutique. Il s'agit de l'espéranto. Alors laissez-moi d'abord vous donner les éléments chiffrés et ensuite je vous apporterai quelques détails sur ce qu'est l'espéranto. Il y a une expérience qui a été menée à Paderborn dans les années 70-80, je vous l'évoquais tout à l'heure, et qui a donné naissance à ce qu'on a appelé la méthode de Paderborn qui consiste justement à utiliser l'espéranto comme langue propédeutique. Dans cette expérience, on prenait des élèves de CE2 qu'on divisait deux groupes le premier groupe n'apprenait que l'anglais du CE2 jusqu'à la 4e et le deuxième groupe lui a commencé par deux années d'espéranto en CE2 et CM1 avant de travailler l'anglais du CM2 à la 4e alors évidemment en CE2 et CM1 le premier groupe commençait faire des progrès en anglais avec un niveau de base tandis que le deuxième groupe avait un niveau de base en espéranto enfin un niveau peut-être plus avancé en espéranto parce que c'est une langue beaucoup plus facile à apprendre que l'anglais mais évidemment le deuxième groupe ne parlait pas du tout anglais ne connaissait rien en anglais à partir du cm2 le groupe des espérantistes donc ceux qui avaient fait de l'espéranto a commencé l'apprentissage de l'anglais alors évidemment ils étaient moins avancés que le premier groupe même chose en sixième donc on On est en quatrième année d'apprentissage. En sixième, le groupe des espérantistes n'a pas encore rattrapé le groupe de ceux qui n'ont fait que de l'anglais. Mais arrivé en cinquième, ça y est, les niveaux d'anglais sont équivalents. Donc après cinq ans d'apprentissage de l'anglais d'un côté, deux ans d'espéranto d'un côté et trois ans d'apprentissage de l'anglais de l'autre, les niveaux en anglais sont équivalents. Et en sixième année, donc en quatrième, le deuxième groupe, le groupe des espérantistes, surpasse le premier groupe en anglais, alors qu'ils n'ont que quatre ans d'anglais derrière eux, tandis que le premier groupe a six ans d'anglais derrière eux. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi je trouve ça plutôt intéressant. Ça veut dire qu'apprendre l'espéranto accélère tellement les apprentissages dans une autre langue comme l'anglais que vous pouvez même perdre deux ans à apprendre de l'espéranto et qu'ensuite, en trois ans, vous aurez rattrapé le niveau des autres. C'est quand même fascinant. Alors, il y a des recherches similaires qui ont été faites en Hongrie, à l'Université des sciences de Budapest. Vous aviez un groupe d'élèves dont la langue maternelle était le hongrois et qui apprenaient l'espéranto pendant deux ans, puis qui ont été répartis en quatre groupes pour apprendre le russe, l'allemand, l'anglais et le français, une langue différente dans chaque groupe. Puis évidemment, ce groupe a pu être comparé à des groupes qui démarraient comme eux, le russe, l'allemand, l'anglais ou le français, sans avoir derrière eux ces deux années d'espéranto et bien d'après les résultats l'acquisition du russe a été accélérée de 25% par l'étude de l'espéranto ça a été accéléré de 30% pour l'allemand de 40% pour l'anglais et de 50% pour le français. C'est plutôt impressionnant. On pourrait se dire que l'espéranto favorise peut-être l'apprentissage des langues occidentales, d'Europe occidentale, mais en réalité, il y a eu un projet qui s'appelait Ecparoli qui s'est déroulé en Australie de 1994 à 2000 et qui a pu mettre en évidence que les élèves qui avaient au préalable appris de l'espéranto apprenaient beaucoup plus facilement une langue asiatique comme le japonais. Et je ne sais pas si vous vous rappelez, mais L'anglais, l'italien, l'allemand, le russe, etc. appartiennent aux langues indo-européennes alors que le japonais appartient à la famille des langues japoniques. Donc on parle bien d'une langue issue d'une famille totalement différente des langues d'Europe occidentale, des langues indo-européennes. De manière générale, dans les études qui ont été faites, et il y en a eu beaucoup, on trouve généralement un gain de temps de 25 à 30% à peu près dans l'apprentissage de la deuxième langue après avoir travaillé de l'espéranto. Ça veut dire que si on consacre un semestre à apprendre l'espéranto, puis trois semestres à apprendre l'anglais, on atteint le même niveau. que si on étudie que l'anglais pendant deux ans. Et dès la troisième année, on pourra dépasser le niveau d'une personne qui n'a étudié que l'anglais. Sauf qu'en plus, on connaît l'espéranto, ce qui peut apporter encore d'autres avantages. Alors, l'espéranto, qu'est-ce que c'est

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On en a souvent une image un petit peu farfelue, parce que c'est une langue artificielle, et elle a l'image d'une langue de bisounours qui veulent la paix dans le monde. Alors, c'est effectivement une langue artificielle, mais à l'inverse d'autres langues, c'est une langue qui a été construite à partir des langues existantes. Ce n'est pas une langue construite ex nihilo, de nulle part, avec une logique purement abstraite. Non, on s'appuie sur des racines qui existent déjà dans d'autres langues, sur des constructions qui existent déjà dans d'autres langues. Elle a été développée par un homme qui s'appelait Zamenhof en 1887, donc c'est récent récent hein, dans le but de pouvoir se parler entre les peuples. une langue universelle, une langue entre autres de la diplomatie, une langue internationale. C'est comme ça qu'était présentée cette langue au départ, c'était une langue internationale. Ça aurait pu d'ailleurs devenir la langue de la diplomatie après la première guerre mondiale. Il se trouve que ça a été proposé et que c'est un projet qui était soutenu par de nombreuses personnes parce que l'espéranto a connu un vif succès au début du 20e siècle. Mais la France, la France dont la langue était à l'époque la langue de la diplomatie s'y est opposée. C'est vrai que traditionnellement le français est la langue de la diplomatie, de moins en moins cependant aujourd'hui où l'anglais commence à assurer sa suprématie et on voit à quel point la notion d'une langue est une source d'influence et de lutte de pouvoir. Le fait d'imposer sa langue à l'autre c'est imposer son système de pensée, c'est imposer son référentiel, son vocabulaire etc. Et ça n'est pas anodin lorsque l'anglais devient la langue un peu universelle. Ça n'est pas anodin lorsque la France s'attache à développer la francophonie. Ça n'est pas anodin lorsqu'une langue en remplace une autre dans les pratiques commerciales, diplomatiques, politiques, etc. Et justement, utiliser l'espéranto, ça aurait le gros avantage de n'accorder aucune prééminence à un pays dont la langue principale serait cette langue universelle. Alors, au-delà de cette capacité à pouvoir se parler entre les peuples, à mieux se connaître, du coup, entre les peuples, qui d'ailleurs répond tout à fait aux objectifs de Maria Montessori, qui voulait éduquer les enfants à la paix, en leur enseignant la culture des autres pays, en leur montrant que les hommes partout dans le monde sont différents, ont des cultures différentes, vivent des vies différentes, mais sont tous d'égale dignité, et méritent tous le respect. C'est au cœur, vraiment au cœur de la pratique de Maria Montessori, qui avait d'ailleurs été nominée plusieurs fois pour le prix Nobel de la paix. Donc ça répond tout à fait à la vision de Maria Montessori. Mais au-delà de ça, l'espéranto est aussi un extraordinaire outil pour apprendre d'autres langues. Donc même si vous considérez toujours que les espérantistes sont des illuminés, pacifiques et bisounours, et que ça vous déplaît, essayez de voir derrière le côté purement utilitaire de l'espéranto, qui... qui est incroyable par sa régularité, sa logique et sa cohérence. En espéranto, un graphème égale un phonème. En gros, une lettre égale un son. Un petit peu comme en espagnol ou en italien. Donc on n'a pas de complications, on n'a pas comme en anglais, des lettres comme le A qui se prononce de toutes sortes de façons, le I qui est parfois I, parfois AI, parfois... Ici, une lettre, un son. Encore plus fort, une catégorie grammaticale, donc une nature de mot, égale une terminaison. En espéranto, tous les noms se terminent par"-o". Tous les adjectifs se terminent par"-a". Tous les adverbes se terminent par"-e", qui se prononce"-e". Pour les verbes, c'est facile. Tous les infinitifs se finissent par"-i". Au présent, quelle que soit la personne, donc le sujet, les verbes se finissent par"-as". Ils se finissent par"-os", au futur, et par"-is", au passé. Pour la conjugaison, c'est simplissime. Il n'y a que trois temps, plus l'infinitif, et au total, quatre terminaisons à retenir, et ça y est, vous savez tout conjuguer. Ça, ça facilite l'apprentissage de la grammaire, parce qu'on rend les choses très concrètes. C'est-à-dire que vous voyez un mot qui se finit par"-o", c'est forcément un nom. Et ça permet aussi une grande malléabilité de la langue. C'est-à-dire que si vous avez un nom, il est très facile de le transformer en adjectif. C'est une langue qui est très fluide, qui permet beaucoup de créativité. Par exemple, si vous savez dire chat, cateau, et bien vous savez dire comme un chat, caté. Il marche comme un chat. Alors, vous voyez, en français, c'est compliqué, parce qu'en français, on dirait« chat», et l'adjectif qui va avec, ce serait« félin». Et pour un adverbe, on est obligé d'employer« de manière féline».« Il avance de manière féline». En espéranto, on a le nom« cato», l'adjectif« cata», l'adverbe« caté». C'est extrêmement simple. Autre particularité de l'espéranto qui le rend particulièrement intéressant, il est très facile d'exprimer un mot et son contraire. Beaucoup de mots sont construits comme le contraire d'un autre. Par exemple, vous avez« grand»,« granda» et« petit»,« mal granda». A chaque fois, on rajoute le préfixe« mal». Si quelque chose est beau, c'est« bella». Si quelque chose est moche, n'est pas beau, c'est« mal bella». Même chose pour construire le féminin des noms. Vous savez qu'en français, on a plein de façons de construire le féminin. Parfois, on rajoute un E, un lapin, une lapine. Parfois, on doit doubler une lettre. Par exemple, un chat, une chatte, avec deux T, E. Parfois, on doit rajouter deux S, E. Un maître, une maîtresse. Parfois, on doit transformer un teur en trice, directeur, directrice. Mais parfois, on rajoute un E comme auteur, auteur, E. Bref, on s'en sort pas. Un esperanto, c'est facile, on rajoute ino. Un élève, studento. Une élève, studento. studentino c'est simplissime quant au pluriel vous savez en français le pluriel qui peut être un s un x parfois pas un x enfin bon Vous savez les mots en« ou» qui se terminent parfois par un« x», parfois par un« s» au pluriel. Là, aucune difficulté. Tous les pluriels, que ce soit pour les adjectifs ou les noms, se terminent par un« j» qui se prononce« y». Donc un élève« studento», plusieurs élèves« studentoi». Et c'est tout. Et enfin, je vous disais que cette langue était très fluide et permettait une grande créativité. Parce qu'il suffit d'assembler des préfixes et des suffixes pour former de nouveaux mots. Mais aucun mot n'est interdit en espéranto. Donc par exemple, avec le préfixe«cun», qui veut dire«ensemble», un petit peu comme un compatriote, un compagnon en français, ce«cun», eh bien on peut construire«cun studento», un camarade de classe, un élève avec. Littéralement, ça veut dire«élève avec». Vous voyez à quel point c'est une langue amusante

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Ressources Pour Apprendre L’Espéranto

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à apprendre et dans laquelle il n'y a que très peu de risques de commettre des erreurs. Il y a également une introduction à la déclinaison dans cette langue. Il existe un cas en plus du cas général qui est l'accusatif. C'est-à-dire que chaque fois qu'un mot est un complément d'objet direct, on va rajouter un« n» à la fin du mot. Ça c'est intéressant pour des élèves qui ont pour langue maternelle une langue sans déclinaison, comme l'anglais ou le français, et veulent apprendre une langue avec déclinaison, comme le latin, l'allemand, le russe, etc. Donc cette grande régularité fait qu'on peut apprendre l'espéranto extrêmement vite. Le tout... en ayant une représentation très concrète, très sensorielle de ce qu'est un nom. Un nom, ça se termine en« o». Donc par absorption, l'enfant va vraiment intégrer toutes ces catégories grammaticales. En ce qui concerne le vocabulaire, d'un autre côté, l'espéranto est constitué à 75% à peu près de mots issus du latin. des mots qui vont être relativement proches du français, de l'italien, de l'espagnol. Vous avez aussi à peu près 20% de mots d'origine germanique, et puis 5% de mots qui viennent d'autres langues, par exemple du grec, du japonais ou de l'arabe. Donc on pourrait se dire, comme je le suggérais tout à l'heure, que l'espéranto serait peut-être plutôt une langue propédiotique pour l'apprentissage des langues issues du latin. ou éventuellement des langues germaniques aussi. En fait, pas du tout. Ce qui se passe, c'est que le style et la syntaxe de l'espéranto sont plutôt proches des langues slaves, d'un côté, et que de l'autre, cette façon de former des mots, avec des préfixes et des suffixes tous réguliers, est davantage proche des langues asiatiques, et des langues régulières, parfaitement régulières, comme le chinois, en particulier. D'où l'étude dont je vous parlais tout à l'heure, le projet Ekparoli, qui, à mon que l'espéranto accélérait l'apprentissage d'une langue comme le japonais alors j'espère vous avoir convaincu sur l'utilité d'apprendre l'espéranto avant d'apprendre une autre langue. L'idée est de voir ça un petit peu comme un investissement. Peut-être qu'en y passant six mois, de façon un peu intensive, ou peut-être un an de façon très légère, votre enfant peut déjà acquérir un très bon niveau en espéranto grâce à cette simplicité et à cette régularité de la langue. Ça peut également lui donner confiance en lui, en osant pratiquer à l'oral, puisque les choses sont simples et qu'il y a peu de risques de faire d'erreurs. Et à partir de là, l'apprentissage des autres langues ne peut qu'en être facilité. Et donc les choses iront plus vite dans les autres langues. Et je trouve par ailleurs que cette façon d'isoler, grâce à des terminaisons, différentes natures de mots, comme les noms, les adjectifs, les adverbes, c'est assez proche de la manière Montessori de... d'explorer les natures de mots grâce aux symboles de grammaire avec les enfants. On rend les choses très concrètes avec des symboles colorés. Là, c'est pareil, mais grâce à des terminaisons pour les mots. Alors, comment apprendre l'espéranto

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Suite De La Série Et Clôture

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Vous allez me dire que ça ne paraît pas évident parce qu'on n'a pas forcément des manuels d'espéranto comme ça disponibles dans toutes les bonnes librairies. Heureusement, il existe deux excellentes ressources. Vous avez une ressource en ligne qui s'appelle iCurso qui s'écrit I-K-U-R-S-O. Ça veut littéralement dire cours en ligne. En fait, c'est un I-COURS qui est lié justement à l'association je ne sais plus comment elle s'appelle exactement mais l'association espérantiste de France qui permet d'apprendre très rapidement de l'espéranto et il existe sinon une application d'apprentissage des langues que j'aime par ailleurs énormément et dont je vous reparlerai probablement la semaine prochaine qui s'appelle Duolingo et qui propose un apprentissage de l'espéranto c'est une façon très ludique d'apprendre avec beaucoup d'encouragement à persévérer donc c'est une bonne façon de rester motivé sur la durée et je peux vous dire que c'est une application qui a été testée et approuvée par mon mari et moi-même et par chacun de nos trois aînés qui l'utilisent dans différentes langues. Et moi-même, devant partir quelques jours en Italie cet été, je me fais régulièrement quelques leçons d'italien pour progresser et pouvoir tenir quelques conversations très courtes en italien d'ici là. Et moi-même, je me suis mise à l'espéranto avant de l'apprendre à mes enfants. Alors, vous trouverez dans les liens de cet épisode déjà un lien pour rejoindre la si vous voulez bénéficier d'autres ressources par exemple des ressources pour apprendre le latin bien loin de la façon très très scolaire dont vous l'avez peut-être appris plus jeune vous n'avez jamais appris le latin que vous voulez vous y mettre à l'âge adulte en même temps que vos enfants nous partagerons aussi tout un tas de ressources pour développer son vocabulaire en anglais en allemand en espagnol en italien en latin et en espéranto donc Donc un vaste programme pour apprendre toutes sortes de langues, même en parallèle, puisque comme je vous le disais, la difficulté c'est d'apprendre une première langue et ensuite on peut en apprendre tout un tas. Vous trouverez aussi dans les liens de cet épisode les sources de ce dont je vous ai parlé. Alors vous avez un article sur Wikipédia qui s'appelle« La valeur propédotique de l'espéranto» qui répertorie un certain nombre des études dont je vous ai parlé, mais comme je vous ai mentionné les noms exacts, par exemple le projet Ekparoli ou... La méthode... La méthode de Paderborn, vous trouverez aussi facilement ces ressources en faisant une recherche rapide sur Internet. Vous trouverez aussi un article passionnant de Claude Piron, qui est un auteur espérantiste et qui aborde l'espéranto du point de vue psychopédagogique. C'est un article qui est en italien et que vous pouvez traduire avec Google Traduction. Et puis le site de Claude Piron est très intéressant pour tous les articles qu'il a pu écrire ou les livres qu'il a pu écrire. Je vous renvoie aussi vers la foire aux questions de l'association Espéranto France et puis vers les deux liens que je vous proposais. Le cours en ligne pour apprendre l'espéranto qui s'appelle iCurso et le lien vers Duolingo qui est un lien de parrainage. Honnêtement, ça ne m'apporterait rien d'être marraine à part d'avoir un nombre de vies illimité sur Duolingo. Mais de toute façon, je n'utilise pas les trois vies quotidiennes auxquelles j'aurais droit sinon. C'est plus simplement pour être tenu au courant et savoir si mon podcast vous aurait peut-être convaincu d'essayer cette application, je suis plutôt curieuse, voilà. Donc vous avez peut-être aujourd'hui pu découvrir, si j'ai réussi à vous convaincre, une méthode prouvée pour apprendre les langues qui consiste donc à passer par une langue propédotique comme l'espéranto qui s'y prête remarquablement bien avant d'aborder l'apprentissage des autres langues. La semaine prochaine, comme je vous l'ai dit, nous aborderons un outil inspiré de la pédagogie Montessori et puis de pratiques pédagogiques un peu annexe, pour développer son vocabulaire dans différentes langues. Et bien entendu, n'hésitez pas à nous rejoindre dans l'accompagnement pour découvrir ce grand thème de l'apprentissage des langues étrangères avec nous. Je vous souhaite une excellente semaine et je vous dis à très bientôt.

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Votre petite souris 7, Anne-Laure.